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3 min Boris Schapira

Transition numérique

Aujourd’hui stratégie IT et stratégie d’affaire ne font plus qu’un. Fini l’alignement, on synchronise, et il subsiste un exercice de réflexion stratégique unique où la composante technologique fait partie intégrante de la stratégie d’affaire.

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Tout le monde a du se réinventer, du PDG aux équipes de rédaction et bien sûr au sein des équipes informatiques.

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Cette richesse interactive a permis de moduler les tarifs en tenant compte du niveau d’interactivité.

« La Chronique Canada no 1 » par Didier Navez sur le blog de veille de Clever Age

La Presse Quotidienne (éventuellement Régionale) est un formidable terrain d’expérimentation pour une transition numérique pleinement assumée : souffrant d’un modèle historique « papier » se détachant de plus en plus des usages de ses lecteurs, mise sous pression par des acteurs du Web comme Google et souffrant d’une dépendance très forte à la publicité, la Presse a désespéramment besoin de renouveler sa stratégie d’affaire et cela semble définitivement passer par le numérique.

Ce changement de paradigme est un vrai bouleversement pour les salariés qui peuvent y perdre leurs repères et pour certains, leurs emplois. On m’a ainsi parfois reproché que l’accompagnement que j’offre quotidiennement à mes clients était destructeur et si l’on ne regarde la réalité que par cet angle, c’est probablement vrai pour tout un ensemble de personnes qui ne voudront ou ne pourront pas s’adapter. Je n’ai jamais été témoin d’un tel problème mais je n’ai pas d’œillère : je sais que cela doit arriver et je suis content qu’avec la mise en place du CPF, on se donne les moyens de former tout au long de la vie.

Cependant, il est important de signaler que la Presse n’est qu’un exemple parmi d’autres et, finalement, un des plus chanceux. Peu d’entreprises peuvent bénéficier de subventions de l’État à cette échelle et sur cette durée, leur permettant de prendre le virage numérique avec autant de retard. Pour les autres, les conséquences se manifestent plus tristement par des pertes sèches amenant à des cessation d’activité ou des rachats amenant à des plans de restructuration. Le risque pour l’emploi est alors bien plus grand.

Le numérique, comme la révolution industrielle en son temps, offre des solutions permettant aux entreprises de rester concurrentielles en étant plus performantes tout en conservant leur gouvernance sur ce qui les constituent vraiment : la valeur qu’elles apportent à leurs clients. Le numérique n’est pas une menace mais une opportunité que tous les grands analystes économiques incitent à comprendre (rien n’est magique, le croire est dangereux) et à saisir. Faisons dès aujourd’hui les choses bien pour demain les faire mieux.

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