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3 min Boris Schapira

Et pourquoi pas Youtube ?

Quand on parle de vidéo publique en ligne, la plupart des gens pensent immédiatement à Youtube comme OVP, en raison de son incroyable popularité.

Pour les marques, Youtube est un canal de prédilection (à juste titre), pour la distribution de contenu vidéo : immédiatement signalées à Google, les vidéos Youtube ont l’assurance d’être rapidement référencées et de bénéficier d’une bonne exposition.

En revanche, certaines caractéristiques de Youtube peuvent poser problème :

  • la capacité de chaque vidéo à être reprise et embarquée n’importe où rapidement (partage par intégration). Bien que désactivable, cette option est active par défaut. Une vidéo récupérée par un site parodique ou un concurrent pourrait par exemple poser problème ;
  • la publicité : pour les marques qui ne souhaitent pas payer pour les chaînes sans publicité Youtube, les vidéos sont recouvertes de contenu publicitaire dont ils n’ont aucun contrôle. Pire encore : comme les publicités sont définies par mot-clés, il est fort probable qu’elles viendront de concurrents directs de la marque ;
  • le post-roll des « vidéos recommandées » (les vignettes qui apparaissent à la fin des vidéos) : comme avec les superpositions à base de texte, celles-ci sont sélectionnées sur la base de mots clés dans le titre, la description et les tags - ce qui peut à nouveau amener à la promotion de vidéos concurrentes ;
  • le player Youtube : avec peu ou pas d’options personnalisables, le playeur par défaut est reconnaissable de n’importe où et comportera notamment toujours le filigrane Youtube. Un positionnement qui manque de professionnalisme et ne correspondra pas au besoin de contrôle de l’image de beaucoup de marques ;
  • enfin, l’absence de contrôle sur le stockage peut être une source de problème pour les divisions juridiques, qui préféreront passer par des solutions locales, nationales ou européennes.

Parfois, c’est tout simplement la matrice fonctionnelle de Youtube qui n’est pas assez riche au niveau de la gestion des comptes et des droits, des limitations géographiques de consultation ou de la gestion des sous-titres (formats gérés, collaboration dans l’édition).

Enfin, si on ne parle pas de vidéo publique mais de vidéo située derrière un firewall ou destinée à une sphère plus réduite, alors Youtube n’est ppur le moment pas la bonne solution et peut même présenter un sérieux danger en terme de diffusion incontrôlée d’informations. Sans compter qu’il ne dispose d’aucune fonctionnalité pour optimiser la diffusion sur les LAN, ce qui en fait une solution avant tout WAN.

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