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2 min Boris Schapira

Emploi, précarité, stages et auto-rêve

Aujourd’hui en France, certains luttent contre la précarité et essaie de s’assurer un quotidien prévisible grâce à un emploi stable. Pas d’emploi ou une période d’essai en cours, c’est l’impossibilité de souscrire un prêt à un taux raisonnable, des difficultés pour louer un appartement, l’incertitude de savoir si on pourra payer les courses du mois prochain. La crainte du chômage rend les gens suspicieux. Et on se prend à rêver de réussite facile, pour sortir des emmerdes.

Alors certains se disent qu’ils pourraient devenir très bons dans leurs domaines de compétences et monter leur propre boite. Mais ils oublient qu’une bonne idée et beaucoup de travail ne suffisent pas à devenir entrepreneur. Ça se réfléchit, ça se prépare et ça demande des connaissances bien spécifiques. Et pendant que certains luttent pour un CDI qui en coûte deux à l’employeur, d’autres prostituent leurs services pour faire vivre leur auto-entreprise.

Mais comment leur en vouloir ? Après des années passées à se faire prendre pour des cons dans des stages qui n’en sont pas, sous-rémunérés et sur-responsabilisés ?

Défonce-toi et tu auras peut-être un CDD ou un CDI après un renouvellement de ton stage de 6 mois. On changera juste l’intitulé du poste pour que tu fasses quand même six mois de période d’essai. Au final, ça ne fait jamais que 18 mois à 340 €/mois avec les responsabilités de quelqu’un qui en gagne 2500. Tu vas voir, ça va être génial.

Il n’y a pas à dire, comme premier contact avec le monde de l’entreprise, ça laisse rêveur. On marche sur la tête.

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