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2 min Boris Schapira

«  L'affaire Gidéon  », Russel Andrews

Heureusement que ma Libellule est là pour me rappeller à l’ordre : cela fait plus d’une semaine que j’ai dévoré l’Affaire Gideon, et pas un article pour en parler. J’ai une excuse : je m’en remettais.

Plus jeune, j’étais un lecteur assidu. Je pouvais me délecter d’un roman par semaine, du moins quand je n’avais pas plusieurs lectures simultanées. Et puis avec le boulot en prépa, mes temps-libres se sont de plus en plus éloignés de la lecture. En École d’Ingé, j’ai remplacé les romans par des soirées entre potes et une console et c’est encore sur cette dernière qu’il m’arrive fréquemment de passer mes fins de journées.

Sur les conseils de ma chérie, j’ai ouvert ce roman et pendant 4 jours, j’ai lu dès que je pouvais : dans le métro, en marchant, en mangeant… Le pitch ? Un auteur sans grand succès se voit confier la mission de rédiger le plus gros brûlot du siècle par une sulfureuse éditrice. S’en suivront moultes aventures (non, pas avec l’éditrice) qui m’ont rappelé mes lectures d’espionnage et un dénouement en cascade auquel, pour une fois, on ne s’attend pas (chapitre 36… je m’en souviens encore).

L’écriture est rapide, soignée mais peu descriptive. Au moins le roman n’a-t-il pas la prétention d’instruire le lecteur. La psychologie des personnages est inégale : je dirais que le moins bien croqué est le héros mais c’est sûrement pour favoriser l’identification du lecteur. Personnellement, je préfère les personnages qui ont de la profondeur et pour ça les « méchants » sont parfaits. Leurs enfances, leurs ambitions, leurs secrets, leurs goûts… on entre timidement dans leur intimité torturée sans pour autant pouvoir prédire leurs actions. Voilà un supplice bien délicieux.

Je conseille donc ce roman à ceux qui comme moi ont oublié l’addiction littéraire et voudraient s’y remettre.

Prochain achat ? Déjà commis. Je me suis jeté sur le livre de Bénédicte (présidente du fan-club des Bleus, sur M6) : un ouvrage (très) dur mais (très) vrai, simple, cru mais pas vulgaire. Du moins d’après les 35 pages que j’ai lues dans le Métro au retour du boulot hier.

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