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web 2 min Boris Schapira

PhotoSynth et grand public

J’ai tenté de reprendre un article pas si vieux (j’en ai juste posté 280 depuis) pour rendre son argumentaire plus clair. Voyons-voir si j’y arrive.

Pour avoir un peu travaillé avec mes amis esieens sur un projet de calibrage de caméra par stéréovision (en Java, si si), j’ai une petite idée des coups coûts que peuvent représenter les innombrables calculs nécessaires à la reconstitution offerte par PhotoSynth d’une galerie de photos (d’autant que nous avions en grande partie travaillé à partir des recherches d’un salarié de Microsoft Research).

La première difficulté à la mise en place d’un service ouvert au grand public est ainsi indéniablement technologique : offrir espace et puissance pour une telle application n’est envisageable que pour une société dont le métier est en rapport avec la photographie et la maintenance de serveurs dédiés au stockage pour le grand public, ce qui n’est pas le cas de Microsoft même s’il essaie de ne pas rater ce tournant avec Windows Live Folders.

Autre problème : la publicité indésirable. En effet, PhotoSynth positionne automatiquement les photos qui l’alimentent en fonction de caractéristiques communes qu’il peut reconnaitre. Que se passerait-il si un bandeau publicitaire venait occuper une petite partie d’une photo de la Tour Eiffel ? Et bien elle serait probablement intégrée au panorama de la Tour Eiffel, offrant l’assurance pour l’annonceur d’une visibilité gratuite. 

En poussant encore plus loin, on peut imaginer l’exemple de publicités intégrant elles-mêmes des éléments de décor reconnus par PhotoSynth. Pour continuer avec l’exemple de la Tour Eiffel, on pourrait très bien imaginer dé-zoomer d’une photo prise d’un des pieds et finir sur cette publicité du Club Med.

PhotoSynth est donc un service qu’il sera sûrement difficile de proposer au grand public dans une vision de collaboration globale. À l’inverse, il est plus aisé d’imaginer une vision plus réduite de cet esprit communautaire : on aurait ainsi plusieurs espaces de stockage limités à quelques gigas et réservés chacun à certaines communautés de partage. Vous pourriez ainsi décider, à votre retour de vacances organisées sur Paris, de partager vos photos avec les personnes qui vous accompagnaient. Les sources des photos sont ainsi identifiables et vous profitez instantanément de l’ensemble du patrimoine de mémoire du voyage.

L’étape suivante est une mise à disposition de votre galerie PhotoSynth à la consultation des autres utilisateurs et, entre deux communautés de partage dont les valeurs semblent communes, la réunion des espaces et des contributions.

La grande question qui revient est encore la même que la première : quelle est la montée en charge de PhotoSynth. C’est-à -dire : combien de photos peut-il gérer, de quelle qualité, par combien de contributeurs, quel niveau d’informations sur l’appareil ayant pris la photo, l’heure de la prise de vue…

Bref, encore un peu de travail pour faire de ce projet fou un vrai service aux utilisateurs.