Petits sablés pour mon chéri

le 12 septembre 2009

Petits sablés pour tea-time sympathique !

Petits sablés pour tea-time sympathique !

Jeudi, mon petit mari arrive dans le salon avec la boîte à biscuits et me dit d’un air dépité : « Regarde, elle est vide… » [Traduction = "tu pourrais refaire des biscuits très très très prochainement parce qu'il n'y en a plus"]… et d’ajouter « J’aimerais bien avoir des petits biscuits, tu sais pas comme des desserts comme les cookies [Traduction = "bien que tu me fasse les gros yeux à chaque fois que je le dis, je profite de cette occasion pour réaffirmer que, pour moi, les cookies, c'est un dessert"], tu sais juste des petits biscuits un peu secs pour le café [Traduction = "des sablés"])… tu crois que tu arriverais à m’en faire ? » Hum hum, clairement il me connait trop bien : il sait que mon orgueil se sent bafoué quand il me demande quelque chose de pas compliqué (comme des sablés) d’un air honteusement dubitatif, à la limite insultant, et que juste pour lui prouver que je peux le faire, je m’en vais lui en faire de ce pas ! Bon en général, concrètement, j’attends le week-end… donc là, il n’a eu que deux jours à patienter.

Donc, exclusivement pour vous : la recette des petits sablés !

Pour une trentaine de sablés
Préparation : 15 minutes, Cuisson : 10 minutes

Ingrédients

200g de farine
50g de sucre
50g d’huile
1 oeuf
1 sachet de sucre vanillé
1/2 sachet de levure
Eventuellement : fleur d’oranger ou pâte à tartiner, confiture, sucre glace (car comme mon chéri me le faisait remarquer avec un sourire tout innocent « c’est un goût assez neutre, ça veut dire, on peut en coller deux ensemble avec du Nutella ! »)

Recette

1/ Battez l’oeuf avec le sucre et le sucre vanillé (et éventuellement, une ou deux cuillères à café d’arôme de fleur d’oranger). Ajoutez petit à petit la farine et la levure (à ce moment, je vous conseille de passer à la cuillère en bois, c’est plus pratique !). Remontez ensuite vos manches, car il faut finir de pétrir à la main et faire une jolie boule !

2/ Prenez une partie de cette jolie boule et étalez-la avec un rouleau à pâtisserie. Vous pouvez faire varier l’épaisseur en fonction de vos envie (très fins : croquants, épais : croquants sur le dessus et moelleux à l’intérieur). Découpez ensuite des petites formes (avec un emporte-pièce, ou si, comme moi, vous n’en avez pas encore [:'(], avec un verre, un shooter ou un tout petit moule).

3/ Déposez les biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Laissez cuire environ 10 minutes (bien sûr ça dépend de l’épaisseur des biscuits) à 180°C (th 6 donc !). A mi-cuisson, pour que ce soit plus joli, vous pouvez badigeonner au pinceau le dessus avec un jaune d’oeuf.

4/ Laissez refroidir tranquillement et ranger bien au sec dans une jolie boîte à biscuits en fer (parce que les Tupperware, c’est « double plus nul » !!!). Au moment de les déguster, vous pouvez donc, comme mon mari, les coller deux à deux avec du Nutella, ou de la confiture, ou bien les recouvrir de sucre glace… ou bien rien de tout ça et les savourer tels quels !

°C et Thermostat, et autres mesures

le 25 août 2009

Bon la plupart d’entre vous le savent sûrement déjà, mais peut-être il y en encore quelques uns à qui j’apprendrai quelque chose ! Alors personnellement, j’ai découvert ça toute seule, je sais pas, un éclair d’intelligence sûrement ! J’avais un livre de recettes où toutes les températures de four étaient indiquées « thermostat… » et bien sûr, moi j’avais un four où les températures sont marquées en °C, et nulle trace de thermostat ! Donc j’étais obligée de regarder un autre livre de recettes où ils marquaient les deux pour voir l’équivalent des thermostats en °C… jusqu’au jour où je me suis rendue compte qu’en fait… attention, roulement de tambour… grande révélation… : les thermostats sont des multiples de 30 des températures en °C !!!

Donc par exemple, si la recette dit « thermostat 6″ c’est en fait 6×30 = 180°C !!! ou inversement, si le four doit chauffer à 210 °C vous saurez qu’il s’agit du thermostat 7 ! Donc bien sûr c’est quand-même plus précis avec les °C qu’avec les thermostats…

Et si vous avez un four en °F (je vois pas comment ça serait possible en France mais bon imaginons ! un peu de culture ne fait jamais de mal ;) ), sachez que c’est tout simple (non, je déconne c’est l’horreur !) °F = ((9x°C)/5)+32 soit 1,8 x °C + 32 (non mais franchement !!!)…

Et si vous avez un four en °K (je sais, c’est impossible, mais bon, tant que je suis lancée, je termine), sachez que °K = °C + 273,15

Et donc, continuons sur les mesures culinaires anglo-saxonnes… En fait, j’y pense parce que j’ai ramené quelques recettes des States, et que je me suis bien amusée à tout convertir !!! Donc voila, un site bien sympa pour convertir les mesures si vous avez des recettes américaines (eux, ils ont un truc assez pratique : les cuillères et tasses, en fait, ça s’achète par lot, et ça ressemble à de la dinette pour les enfants, et chacune représente une mesure, c’est difficile à expliquer avec des mots, mais y’a des images sur le site en lien).

Cookies qui vont faire un malheur !!!

le 25 août 2009

Il parait que mes cookies au beurre de cacahuètes ont fait un malheur parmi les collègues de Bibou ce matin, et l’un d’eux notamment a demandé la recette pour pouvoir (subtilement) la soumettre à sa douce… je ne peux donc décemment pas retarder plus longtemps la publication de cette recette !!!

Je connaissais le beurre de cacahuètes « de nom » seulement il y a quelques temps (en fait, j’en avais entendu parler dans certains films notamment « Meet Joe Black »… juste avant la scène fabuleusement magnifique où Joe Black (Brad Piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitt) fait l’amour pour la première fois… mais je m’égare la…). Bref, je n’avais jamais goûté jusqu’à ce que j’aille rejoindre ma soeur à Miami, qui mangeait ça le matin, en tartine (comme du Nutella)… J’étais pas vraiment fan au départ, je trouvais que ça collait trop (d’ailleurs ils ont utilisé l’argument pour la campagne de pub « got milk? » aux States) mais petit à petit j’ai fini par apprécier (c’est vraiment l’équivalent du Nutella la bas, qui est d’ailleurs assez cher) et un des must, c’est bien sûr la tartine de pain grillé beurre de cacahuètes-Nutella (mon beau-frère m’a regardé bizarrement quand j’ai fait ça l’autre jour)… bon par contre pour le petit déjeuner équilibré, on passera !!! Bref, et puis un jour j’ai tenté… les cookies au beurre de cacahuètes… qui ont remporté un franc succès à la maison. Du coup, c’est devenu un peu une de mes recettes régulières. Et voici pour vous ce petit bijou, pour faire craquer votre amoureux, ou faire plaisir à ses collègues !

Pour une trentaine de cookies
Préparation : 15 minutes, Cuisson : 10 à 15 minutes

Ingrédients

125 g de beurre (qu’il faut sortir du frigo un peu à l’avance pour qu’il soit « pommade », pas fondu mais tout mou)
150 g de cassonade (ou sucre roux pour les béotiens lol !)
125 g de beurre de cacahuètes (Extra crunchy, of course)
1 oeuf
150 g de farine
1/2 cuillère à café de levure
cacahuètes en morceaux (moi je n’en mets pas, trop la flemme d’en acheter des non salées et de les casser mais ça peut se faire, mais si vous prenez du beurre de cacahuètes Extra crunchy, avec plein de morceaux donc, c’est franchement pas nécessaire)

Recette

1/ Lorsque le beurre est « mou » (c’est moche à dire mais je trouve pas d’autre mot !), battez-le avec la cassonade (avec un fouet électrique ou un mixeur… ou avec des biceps en béton, ça marche aussi !) jusqu’à obtenir une jolie crème beige. Battez légèrement l’oeuf dans une tasse, et ajoutez le au mélange, avec le beurre de cacahuètes, la farine et la levure. Remuez avec une cuillère en bois (pourquoi en bois ? non je sais pas, j’ai toujours vu des cuillères en bois, mais vous pouvez faire avec autre chose si ça vous fait plaisir !) jusqu’à ce que le mélange soit à peu près homogène. Si vous avez eu le courage de concasser les cacahuètes, incorporez-les aussi.

2/ Faites préchauffer le four à 190° C (thermostat 6-7)

3/ Faites des petites boules (je vous conseille de les faire avec deux cuillères et pas avec les mains, sinon vous vous en sortirez jamais tellement ça colle !) et posez-les sur du papier sulfurisé. Aplatissez légèrement les boules. Ne les faites pas trop grosses, parce que ça double presque de taille avec la levure, quand ça cuit ! Pensez donc aussi à les espacer suffisamment…

3/ Faites cuire une dizaine de minutes (ça dépend aussi de la taille des cookies) et lorsqu’ils sont bien dorés, sortez les et laissez les refroidir quelques minutes sur la plaque puis déplacez-les doucement sur une grille avec une palette fine (moi j’utilise une spatule pour les crêpes, c’est fin, c’est parfait !) pour qu’ils finissent de refroidir (et fermez la porte de la cuisine pour éviter que votre chéri n’aille derrière votre dos essayer d’en piquer un et se brûler comme un débile parce que « oh surprise, un truc qui vient de cuire à 200°C, c’est chaud ! » et qu’il se plaigne après pendant un quart d’heure à côté de vos oreilles, vous qui l’avez pourtant moult fois prévenu, « agonisant de douleur » !)

4/ Vous pouvez les conserver quelques jours dans une boîte en métal (j’ai déjà essayé les boîtes Tupperware, c’est nul, ça ramollit tout !), et bien sûr planquez la boîte, hors de vue de votre cher et tendre (quelques idées : en plein milieu d’un placard presque vide, sur une étagère devant le nez de tout le monde… bref, un endroit où il ne les trouvera pas), car non, 10 cookies, c’est pas un repas !

Le pain perdu de ma grand-mère

le 23 août 2009

Cette recette était un classique pour moi, j’ai vu ma grand-mère nous la faire si souvent ! Je me suis pourtant rendue compte que peu de gens la connaissaient. Ma grand-mère dit que c’est une « recette de pauvres » parce que d’une part, on ne gaspille pas le pain, et en plus, ça nourrit et c’est pas cher !

Pourquoi le pain est-il « perdu » ? Je n’ai jamais demandé, mais ma théorie est la suivante : on appelle cette recette le pain perdu car elle se fait avec du pain dur (du pain qu’on ne peut plus manger en accompagnement et qui est donc « perdu » en quelques sortes, donc à jeter, à moins de le cuisiner un peu)…

La recette peut être servie au petit-déjeuner ou au goûter… ma grand-mère la faisait en dessert, mais bon c’est quand-même très sucré…

Et sans plus tarder, la fameuse recette :

Préparation : 5 minutes, Cuisson : 5 minutes

Ingrédients :

Du pain dur (de 2 ou 3 jours donc, quand vous ne pouvez plus le manger tel quel, ni même grillé)
Oeufs
Lait
Cannelle
Sucre

Encore une recette où je ne peux pas vous donner de quantités précises parce que c’est fait au pif, comme ça, et les quantités dépendent en fait de la quantité de pain que vous avez…

Recette :

1/ Coupez le pain en tranches d’épaisseur moyenne (je sais, ça veut rien dire « moyen » mais bon pas qu’on voit à travers, mais pas la largeur d’un 500 non plus !)

2/ Dans un saladier, fouettez un œuf avec un peu de lait (sachez qu’un œuf suffit pour 4 à 6 tranches de pain, après bien sûr tout dépend la largeur des tranches bla, bla, bla mais bon, vous voyez quoi, vous pouvez toujours en refaire s’il n’y en a pas assez) et (ma touche personnelle) de la cannelle moulue (attention, la cannelle parfume rapidement beaucoup donc à utiliser avec parcimonie)

3/ Trempez les tranches dans le mélange obtenu. Faites chauffer la poêle, avec un peu de beurre ou d’huile et déposez les tranches de pain. Faites cuir des deux côtés, et sortez les lorsqu’elles commencent à avoir une jolie couleur dorée (comme si elles revenaient de deux semaines de vacances à la Réunion ou Tahiti [on sent l'impatience du départ en voyage de noces] !!!)

4/ Saupoudrez de sucre en poudre des deux côtés, et servez encore chaud !!!

Bon appétit !

La béchamel de Tatie Sylvie

le 9 août 2009

Bon, c’est la deuxième fois que je publie une recette inspirée de ma tante Sylvie. En fait, j’allais régulièrement manger chez elle, quand j’étais plus jeune, mais deux recettes m’ont vraiment marquées : sa purée et sa béchamel. En fait, elle ne fait pas du tout la béchamel pareil que ma mère, et, chose assez étrange, je n’ai retenu que sa recette. Je l’ai vue la faire qu’une ou deux fois pourtant comparée à ma mère que je regardais faire régulièrement (la seule façon de nous faire manger des endives ou du chou-fleur et des brocolis !).

Bref, tout ça pour dire que voila, je me rappelle d’un jour où elle faisait cette recette et j’ai été fascinée, et du coup, quand Bibou m’a demandé la première fois de lui faire des lasagnes, j’ai répété les gestes que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’année, sans même vraiment réfléchir. Voila, je sais, ça fait un peu roman, mais bon, chacun ses histoires et ses souvenirs. Bon voila, et sans vous embeter plus longtemps avec mes réminiscences, voici cette fameuse recette !

Préparation : 15 minutes environ

Ingrédients :

Beurre
Farine
Lait
Crème fraîche (mon petit ajout, pour dire quand-même que j’ai rajouté un peu de personnalité dans la recette !)
Noix de muscade râpée
Sel et poivre du moulin

Encore une fois, je suis navrée, je ne peux pas vraiment donner de quantités parce que j’ai pris l’habitude de faire ça au pif, et j’adapte en fonction de la quantité de  béchamel désirée.

Recette :

1/ Ce que vous devez d’abord savoir, c’est qu’il va falloir être très patient pour faire de la béchamel ! J’ai pu le constater, il suffit de quelques gouttes de trop pour qu’elle soit ratée… Donc bref, voila comment faire. Il faut d’abord faire ce qu’on appelle un « roux » (c’est mon cousin cuisinier, Mathieu, qui m’a appris après coup que ça s’appelait comme ça !) : faites fondre le beurre dans une casserole à feu très doux (pas plus de 2 sur une plaque à induction), et ajoutez la farine et donner quelques coups de fouet. Les quantités c’est environ 25 grammes de beurre pour 3 ou 4 cuillères à soupe de farine. L’idée, c’est d’arriver à une sorte de boule. La farine absorbe le beurre et ça donne une sorte de pâte jaune et qui forme une sorte de boule.

2/ Ajoutez le lait par toutes petites doses en fouettant doucement mais continuellement. Ajoutez un peu de lait, et attendez que la béchamel durcisse légèrement avant de remettre du lait (toujours par mini-doses). Si vous avez ajouté un peu trop de lait, montez légèrement le feu, et continuez de fouetter jusqu’à ce que la béchamel s’épaississe puis baissez le feu et continuez. Si jamais, ça ne marche pas non plus, vous êtes bon pour recommencer un roux mais au lieu d’ajouter le lait, ajoutez la 1ère béchamel faite.

3/ Voila pourquoi il faut être patient, parce qu’à chaque fois qu’on rajoute un peu de lait, il faut remuer quelques minutes avant que la béchamel épaississe et pouvoir ajouter à nouveau du lait. Mais ça vient, le tout c’est d’avoir les biceps prêts ! Vous pouvez également ajouter un nuage de crème fraîche légère pour davantage d’onctuosité. Lorsque vous êtes parvenus à la quantité désirée, coupez le feu, saupoudrez d’un peu de noix de muscade râpée (pas trop parce que ça donne rapidement trop de goût !), un peu de sel et de poivre, et voila ! Reste plus qu’à faire les lasagnes saumon-épinards qui accompagneront votre délicieuse béchamel !!!

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