Mon grand rêve de petite Française…

Je réponds ce soir à une chaîne proposée par mon cher mari.

Alors je livre ici, après pas mal d’hésitation, mon rêve à moi, petite Française (1m55 quand-même !!), en toute humilité et consciente que je ne dois pas représenter la majorité de mes compatriotes…

Aussi loin que je me souvienne, mon rêve a toujours été le même… je ne l’ai pas perdu, mais j’ai dû m’adapter. M’adapter à l’évolution des mœurs, aux espoirs de mes parents, aux ambitions de mes profs, au regard des autres… Je ne l’ai pas perdu, je l’ai juste rangé dans un petit coin de ma tête et de mon cœur, et je le regarde parfois, comme on relit un bon roman, comme on regarde un joli film.

J’aimerais commencer par là : je suis une femme. Oui, bien sûr, certes, mais encore ? Eh bien, je suis une femme, je veux être traitée comme une femme. Je ne veux pas être l’égale de l’homme, je veux rester  fragile, comblée, couvée… différente. Je regrette que la galanterie ait disparu. Je ne considère pas comme du machisme un homme qui tient la porte à une femme, qui lui tire sa chaise… Je trouve cela flatteur. Bien sûr, je suis capable d’ouvrir une porte toute seule, remettre mon manteau ou tirer ma chaise sans l’aide de personne, mais c’est le geste qui me plaît. Je ne me sens pas inférieure, je me sens princesse. J’aime voir la fierté sur le visage de mon mari quand la maison est propre et quand je cuisine pour lui.

Une partie de mon rêve s’est déjà réalisée : j’ai trouvé un homme galant, qui accepte sans combat le reste de mon rêve et le comprend, même.

Pour le reste, je rêve d’une France qui reconnaisse les différences. Je comprends le besoin d’égalité de certaines femmes, je l’accepte, ce n’est juste pas ce que je souhaite pour moi. J’accepte d’être moins payée au travail, pour continuer à être payée lors de mes congés maternité. Je rêve d’une France (d’employeurs surtout) qui me permette de travailler à mi-temps pour m’occuper de ma famille. Je rêve d’une France qui comprenne que ma plus grande réalisation, ma plus grande fierté ne sera jamais ma carrière mais le bonheur de mon mari et de mes enfants.

Je rêve d’une France qui encourage les entreprises à mettre en commun des ressources telles que des crèches, pour toutes les femmes qui travaillent et qui ont tant de mal à trouver une structure fiable pour s’occuper des enfants la journée. Je rêve d’une France (des Français cette fois-ci) qui reconnaisse à toutes les formations la même importance, et qui ne considère pas les formations techniques comme des classes pour ceux qui échouent dans les formations générale. On manque de nourrices, d’aides soignantes, de métiers techniques. Sans retourner aux fiacres et aux toges sombres, je rêve d’une France qui apprenne mieux. D’une France où nos enfants sauraient vraiment lire et écrire en sortant de l’école. Je rêve de voir revenir à l’école quelques leçons de choses par exemple. Je rêve d’une France qui fasse rêver et espérer, laisser croire que tout est possible, pourvu qu’on s’en donne les moyens.

Ma vie rêvée ? Travailler à mi-temps, pour m’occuper de mes enfants et de leurs devoirs, comme l’ont fait mes parents, pour que ma maison soit propre et le repas chaud quand mon mari rentre du travail. Ca a l’air un peu arriéré comme ça, je le sais bien, c’est ce qui me faisait hésiter à écrire tout ça. Mais c’est mon rêve… Et qui sait ? Un jour peut-être…

2 avis » pour “Mon grand rêve de petite Française…”

  1. [...] Et bien évidemment, il faut que je demande son avis à des femmes : Aratta, Libellule, Bulleine, Hypos (oui, je fais dans l’hétéroclite, j’assume) [...]

  2. Micka a dit:

    Je dis bravo !

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