The Parasites
12 septembre 2009
Ce bouquin de Daphné Du Maurier m’a un peu déçue. J’avais littéralement dévoré Rebecca (intrigue parfaitement amenée, suspens jusqu’à la fin, décors qui font rêver, langue magnifique… bref tout y était !), et Jamaïca Inn et du coup, je m’attendais à beaucoup mieux.
La quatrième de couverture promettait pourtant une belle intrigue : l’histoire raconte la vie de trois demi-frères et soeurs (Maria, Niall et Celia), enfants d’artistes célèbres (père chanteur et mère danseuse), qui mènent à présent leurs propre vie d’artistes. L’accroche précise que seuls Maria et Niall « partagent le secret du passé de leurs parents ».
Eh bien, le secret, je l’ai attendu jusqu’à la dernière page… je pensais qu’il y aurait une intrigue, mais non ! En fait, le livre se passe en huis clos (comme Huis clos de Sartre) : Niall et Celia se retrouvent chez Maria pour le week-end et ils commencent tous les trois à se raconter leurs souvenirs. De souvenirs en flash backs, on apprend petit à petit leur enfance, leur vie, leurs rêves, leurs déceptions… mais de secret des parents, pas la moindre trace ! ou alors je n’ai pas compris l’accroche ou l’histoire !
Ce qui m’a le plus dérangé, c’est le passage incessant du narrateur omniscient au narrateur-personnage (je me rappelle plus comment on expliquait ça au collège, mais en gros, une phrase, c’est un coup un des personnages qui parle mais on ne sait jamais lequel, et la phrase suivante c’est une description d’une scène par un narrateur extérieur à l’histoire), ce qui est très déconcentrant je trouve.
Bref, j’ai été franchement déçue… et je relirai Rebecca pour me rappeler pourquoi j’aime Daphné Du Maurier !


