Goodbay Paris, Hello Bordeaux !

23 décembre 2009

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas encore : nous quittons Paris !!! Après 2 ou 3 ans de vie commune, on retourne s’installer « chez nous » à Bordeaux !

Du coup, au milieu des cartons, et du sapin de Noël (j’ai profité d’un moment d’inattention de Bibou pour le sortir de sa boîte et le décorer malgré son interdiction : « on part dans trois semaines, on va pas s’amuser à le faire et le défaire ! »… oui mais moi, j’aime m’amuser justement !), donc je disais, au milieu des cartons et du sapin de Noël entouré de cadeaux, j’ai commencé à me faire le bilan de ces années dans la capitale.

J’ai beau râler tous les jours, il y a des choses qui me manqueront. Bibou me disait hier soir qu’à Bordeaux, on aurait dû faire la queue pendant 2h environ pour aller voir Avatar la première semaine en VO et 3D, parce qu’il y a moins de cinéma qui proposent cette option. Et puis j’apprécie de pouvoir regarder tous les films que je veux en VO, et ne pas passer une demi-heure sur Allociné pour trouver un cinéma qui la propose ! J’aime les bâtiments Haussmanniens, eux aussi, ils me manqueront.

Et puis, cette ville a un air magique : des choses extraordinaires arrivent ici, qui dépassent tous nos rêves les plus fous ! Par exemple, toi tu crois qu’il n’y a plus de place dans la rame du métro et pourtant à la station suivante, dix personnes de plus rentrent quand-même ! Alors, ça crée des contacts, tu te fais des amis : tu n’as même plus besoin de te cramponner à la barre métallique, les autres gens te retiennent. Dans des moments comme ça, tu te sens complices avec tous ces gens qui font la gueule, même avec la grognasse qui te cale son sac à main de 20 kg en béton armé entre les omoplates et le mec qui s’accroche à la barre et dont l’aisselle t’arrive juste… à hauteur du nez ! C’est beau cette connivence, ce sentiment d’appartenance à une communauté… comme dans La Marche de l’Empereur en fait !!!

Bon trêve de sarcasme, passons aux choses que je ne regretterai pas… et Dieu sait qu’il y en a ! La taille de la ville par exemple : WTF ? So freaking big ! Il peut te falloir deux heures et je sais pas combien de changements de métro pour aller d’un bout à l’autre ! Au moins, Bordeaux est à « taille humaine » (j’aime bien cette expression que tout le monde emploie pour tout et n’importe quoi). Le métro, justement, et plus généralement, les transports parisiens… voila encore quelque chose qui ne me manquera absolument pas ! Cette capacité des gens à se monter presque dessus pour éviter d’attendre la rame suivante qui arrive dans deux minutes… Certes, le tram est aussi bondé à Bordeaux, mais la plupart des trajets peuvent se faire à pied !

Ce qui m’amène à l’impatience et encore une fois : WTF ? Pourquoi ? Mais pourquoi ? Pourquoi les gens marchent dans les escalators, courent sur les tapis roulants ? Et en arrivant à Paris la première fois, j’ai eu droit à plusieurs « tsssss » réprobateurs et des regards glaciaux, parce que, petite provinciale que j’étais, je n’avais pas compris qu’il fallait « serrer à droite » dans les escalators et sur les tapis roulants, pour laisser les gens pressés avancer plus vite à gauche ! Et puis l’attitude générale des gens. Alors, je sais, à Bordeaux, les gens sont pas toujours plus agréables, et c’est très bourgeois, Bordeaux… mais pas à ce point ! Ici, tout le monde fait la gueule tout le temps !!! Et je peux le comprendre : après à peine dix minutes dans le métro ou le RER, moi aussi j’ai envie de tuer tout le monde, et je suis énervée pour la journée… mais bon quand-même ! Ici, tu vois une vieille lutter avec son cadis pour descendre les marches, 9 personnes sur 10 lui passent à côté (limite, la bousculent) en « tippant » parce qu’elle bloque le passage !

J’ai hâte de partir, parce que je deviens comme ça, et que même si j’ai toujours été impatiente et caractérielle, je ne l’étais pas à ce point avant. Je suis en train de devenir cette personne qui s’entraîne au marathon dans l’escalator, qui grogne et souffle bien fort dès que quelqu’un avance moins vite, cherche une direction ou hésite. Moi aussi, après avoir laissé passer deux métros, je finis par me tasser dans le troisième, même s’il n’y a toujours pas de place… Je veux redevenir une « provinciale » ! Au passage, ça ne me manquera pas non plus, cette appellation pourrie de « Province » pour désigner tout le reste de la France… Ben ouais, Paris, c’est grand, mais c’est quand-même qu’une ville… Ce serait comme dire que la Belgique c’est l’Europe et les 24 autres… ben c’est la Province ! Chers Parisiens qui aimez tant votre ville et votre vie : je vous la laisse et je suis heureuse de retrouver mon petit chez moi, avoir une tortue, des poissons rouge et un petit jardin, et arrêter de payer 26 € du m² de loyer pour un appart qui tombe en ruine… enfin, non j’exagère, l’immeuble tombe en ruine, notre appart moisit juste comme un fruit oublié depuis deux mois au fond d’une corbeille !

Avatar : un nouveau genre du cinéma…

17 décembre 2009

Avatar

Depuis que je suis sortie du cinéma hier, j’avais envie d’écrire un artcile pour partager avevc vous l’expérience que je venais de vivre… Mais je ne savais pas comment ou par quoi commencer. Et puis, ce matin, je lisais un article dans le métro sur le film, et j’ai trouvé que ce serait un bon début, ça résumait parfaitement ce que j’avais envie de dire (au passage, j’étais tellement concentrée sur cet article que j’en ai perdu un gant pendant mon changement !).

Je reprends donc ici un article de Caroline Vié dans le 20Minutes du mardi 15 décembre 2009, p.22 : « James Cameron fait sa révolution numérique » (le texte de l’article internet est un peu différent de l’article papier) : « Il y aura un avant et un après Avatar. Jamais le spectateur n’avait ressenti une telle impression d’immersion dans les profondeurs de l’écran. Au-delà de son histoire captivante, cette fresque de science-fiction offre près de trois heures d’image et de sons à couper le souffle ».

Bon j’ai dû réduire la citation à 3 phrases, « question de droits » me dit Bibou, mais j’ai beaucoup aimé l’article parce que j’y ai reconnu ce que j’ai ressenti. Alors je vais plutôt essayer d’être un peu personnelle et partager mes émotions : attention, l’article est long, mais je vais tenter de faire comme ce bon vieux James et le rendre captivant jusqu’au dernier point !

 Bon, déjà, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis d’un naturel « CC » ! Traduction : j’ai un esprit de contradiction qui fait souvent de moi une tête à claque, et je m’étonne parfois que mon mari ait autant de réserve ! Bref, du coup, j’ai tendance à me braquer dès qu’il me parle beaucoup de quelque chose : Firefly, Stargate SG-1.. j’ai fini par plier et je suis fan maintenant (et je sais que je ne résisterai plus très longtemps à BSG), mais Dieu sait qu’il a dû persévérer.

Et donc, au ciné, on avait vu la bande-annonce d’Avatar, et ça me tentait vraiment moyen. Et puis, Bibou s’est mis à en parler tout le temps. La copine d’un de ses collègues lui a donné un livre sur Avatar, avec les photos des maquettes et les dessins de James Cameron, et puis les interviews, la description de la faune et la flore de Pandora… Du coup, il en a encore plus parlé (si c’était possible). Et puis, il s’est mis à compter les jours et enfin les heures ! Bref, autant vous dire que j’étais ABSOLUMENT contre aller le voir, tellement il me soulait avec son film !

Il est rentré de l’avant-première dans un état vraiment bizarre,  et surexcité comme jamais ! Il a essayé de me parler (encore) du film, mais voyant mon manque de réaction (je voulais finir mon Didier Van Cauweleart), il s’est finalement jeté sur le PC pour écrire un article rapide. Le lendemain, il en a publié un deuxième, beaucoup plus fourni, et la curiosité a fini par l’emporter sur moi. Je ne l’avais jamais vu dans cet état pour un film, alors je lui ai proposé d’aller le revoir le soir même : et lui qui, d’habitude, me jette des regards assassins quand je mets une chanson en boucle et refuse de revoir un film à moins de deux ans d’intervalle, me répond ravi que oui, on y va, il s’occupe d’acheter les places ! Cette réaction m’a confirmé la qualité du film : pour qu’il soit d’accord, même plus, enthousiaste, pour le revoir dès le lendemain, c’est qu’il devait être vraiment bon !

J’étais encore un peu sceptique en arrivant dans la salle… plus du tout à la troisième minute du film. Tout y est, pour tout le monde : les amoureux(ses) de romance aimeront la belle histoire d’amour, fort appréciablement « non niaise », et l’héroïne franchement caractérielle (je me suis bien identifiée à un des personnages dans le film, devinez lequel !). Les amoureux d’action apprécieront les batailles, les exosquelettes et les gros « guns » qui font du bruit (et pas que ça) ! Les amoureux de la nature et/ou fans de Miyazaki s’extasieront devant les décors sublimes, la nature omniprésente de la planète et la communion des Na’vi avec cette nature ! Les amoureux de science-fiction aimeront l’univers entièrement créé pour le film (faune, flore, mode de vie…) ! Enfin, les geeks prendront plaisir à observer les nouvelles technologies : écrans tactiles transparents, les « pods »… bon je m’y connais pas trop, mais enfin l’idée est là. Le tout harmonieusement dosé et réparti tout au long de ces 2h41.

Je suis un peu dithyrambique, et je m’en excuse, mais c’est sincèrement ce que je pense, je ne touche pas de commission sur les entrées !

Et c’est vrai que la 3D y fiat beaucoup aussi : comme disait la journaliste, on se sent vraiment immergé dans le film. La BO est également très bien choisie et accompagne parfaitement le film, ce qui est pour moi aussi important que les images. J’ai donc passé 160 minutes environ sur Pandora, au milieu de ses arbres fluorescents et de ses montagnes suspendues, de ses bêtes qui font peur au début, et auxquelles on finit, malgré soi, par s’attacher… et j’y étais bien.

Et attention, ça va paraître stupide pour tous ceux qui ne sont pas allés le voir : le premier sentiment que j’ai eu en sortant… c’était un gros coup de déprime ! Je sais que ça a l’air bête, parce que c’est ce que j’ai pensé quand j’ai vu Bibou revenir, en me disant qu’il voulait aller sur Pandora… je me suis dit « non mais franchement, c’est qu’un film, inutile de se mettre dans un état pareil ! » (j’ai beau jeu de parler cela dit vu l’état dans lequel je suis après quasiment tous les films que je vois !)… et pourtant !

Le générique de fin m’a balayée comme un claque, et j’ai dû finalement sortir du cinéma, et regarder le ciel vide, les bâtiments gris tout autour, l’absence d’arbre, de verdure, d’animaux, de nature quoi… et je me suis sentie terriblement déprimée. J’avais envie d’y retourner, encore un peu, encore quelques minutes, rester sur Pandora… C’est vrai que ça paraît long, 2h40… quand on y est pas ! Comme dirait Bibou : « à la fin, on en redemande ».

J’entendais hier matin sur Europe 1 une nana interrogée qui disait « c’est pour ce film que le cinéma a été inventé ». Sur le moment, je me suis dit « ouais enfin faudrait pas exagérer quand-même »… depuis hier soir, je comprends ce qu’elle a voulu dire, et je pense qu’en effet, on vient de voir… je dirais pas un nouvel âge du cinéma, parce que tous les films ne gagneraient pas à être en 3D (et je prendrai énormément de plaisir à aller voir un bon vieux dessin animé comme on en fait plus avec La Princesse et la grenouille en janvier), ni dans des décors pareils, mais en tous cas dans un nouveau genre de cinéma. Un genre qui me plaît déjà : moi qui aime ces univers superbes et féériques que je dois d’habitude imaginer seule dans mes livres, je viens de trouver un film qui m’offre ce rêve en son et image, qui m’a réellement « absorbée » et déconnnectée de ma vie, comme jamais un film auparavant, même les très bons.

Et certes, le téléchargement, saymal, mais là c’est plus que ça : petit message à tous ceux qui voudraient le télécharger pour se faire une idée et voir si ça vaut le coup de le voir au cinéma : allez directement le voir ! Prenez un risque pour cette fois ! Le rendu ne sera jamais pareil sur votre petit écran, en 2D, qu’au cinéma, en 3D. Oui, le cinéma ça coûte cher, et je suis la première à fulminer quand on m’indique le prix d’une séance, surtout 3D,  mais autant Up et Ice Age 3, je pense que la 3D n’était pas nécessaire, autant là, franchement, ça vaut le coup de payer. Alors allez-y, juste une fois, juste pour ne pas oublier ce que c’est d’être un enfant à Disneyland !

X choses que vous ne savez pas sur Mr Schapira

19 novembre 2009

1/ Mr Schapira est comme notre réveil, il a deux rythmes : un pour la semaine et un pour le week-end.

Pendant la semaine, dès que le réveil sonne (enfin, dès que Fogiel retentit dans la chambre et que Julie annonce « il est 6h15 » ou une autre heure tout aussi indécente !), Mr Schapira est sur pied. En deux secondes, il est sorti de la chambre sans se cogner, et il est déjà dans la douche, sous l’eau chaude, le shampoing dans les cheveux… Dix minutes plus tard, il est donc propre, sec, rasé, habillé, parfumé, et en train d’installer le petit déjeuner sur la table. (Quant à moi, il ne me faudra pas moins que Julie qui continue d’égrener les minutes depuis que le réveil s’est rallumé pour la deuxième alarme, la lumière de l’halogène au maximum et l’acharnement de mon petit mari pour me faire enfin émerger 20 minutes plus tard, en râlant).

Mais pendant le week-end, tout s’inverse ! Car pour Bibou, le samedi et le dimanche matin, c’est sacré ! Alors quand je commence à gigoter dans le lit (c’est nul d’être réveillé quand l’autre dort, y’a rien à faire donc je bouge progressivement, de plus en plus, pour le réveiller aussi… mais jamais avant 9h), Bibou commence à grogner. Au bout d’une demi-heure pourtant, il finit par céder, et ouvre les yeux (ou alors il se tourne, me prend dans ses bras, et me fait un bisou sur la tête… Traduction : « je suis vraiment fatigué, voici ton premier avertissement, si tu n’arrêtes pas de bouger dans les 20 secondes, ou si tu ne vas pas bouger ailleurs, je te jette du lit ! »).

Et là, il y a une règle d’or : il ne faut pas parler d’une voix surexcitée (et donc suraiguë) à Bibou avant… son café ! (voire ne pas parler du tout, c’est encore mieux).

2/ Et c’est la deuxième chose que vous ne savez peut-être pas sur Mr Schapira : c’est un junkie !

Sa drogue à lui, c’est le café (et le chocolat aussi, mais avant tout le café). Et pas n’importe lequel, lui il aime le bon café, bien noir. Il en a déjà tellement bu, qu’à moins de le lui passer en intraveineuse pendant 24h en continu, je ne pense pas que ça lui fasse le moindre effet. Je vous assure, parfois ça fait peur : il peut avoir des réactions de profonde extase, qui s’approche franchement de l’orgasme à certaines occasions, juste parce qu’il boit un bon café accompagné d’une petite madeleine à la fleur d’oranger !!!

3/ Ce qui nous amène au troisième point : Mr Schapira a deux cerveaux.

Comme la plupart des hommes (enfin, je suppose, je n’ai pas vérifié !), son premier se trouve légèrement sous la ceinture… Et le deuxième se trouve… légèrement au-dessus !

Ce qui me rend la vie facile : les menaces ou les récompenses promises sont assez faciles à imaginer, et ça marche à tous les coups ! Ainsi, pour une entière coopération de sa part, il me suffit de lancer quelque chose du genre : « Bibou, si tu ne m’aides pas à faire ça, je te préviens, je ne fais pas de cookies ! »… bizarrement, tout à coup, Mr Schapira est si content de participer qu’on dirait que l’idée venait de lui !
J’ai déjà aussi essayé la menace « si tu ne le fais pas, je fais des cookies mais je vais les cacher, comme ça tu ne pourras pas en manger ! »… elle n’est pas très efficace et vous allez comprendre rapidement pourquoi.

4/ Car Mr Schapira a visiblement une vue et un flair très sélectifs.

Comme dirait ma mère, Bibou ne trouverait pas une vache au milieu d’un corridor… sauf, si elle transporte à manger ! Demandez à Mr Schapira d’aller attraper le beurre dans le frigo, il reviendra en disant que vous avez oublié de l’acheter… en fait, il est juste derrière une assiette sur l’étagère du milieu, mais si ça ne lui saute pas directement à la figure, c’est que ça n’y est pas, on ne va pas quand-même lui demander de s’amuser à pousser les choses dans le frigo ou les placards pour voir ce qu’il y a derrière !

Bon, je vais un peu atténuer ce que je dis, c’est vrai que faisant une bonne quarantaine de centimètres de moins que lui, on n’a pas la même perspective quand on regarde !

Pourtant, j’ai beau changer régulièrement la boîte à biscuits de place, celle-là, il la retrouve n’importe où même derrière une montagne de papiers sur la deuxième table basse (cachée, elle, sous la première table basse, et donc à un dizaine de cm à peine du sol, soit très très bas pour lui). En revanche, si le papier qu’il cherche est sur le dessus de la-dite montagne, il ne le trouvera pas quand-même !

Idem pour les lasagnes de la veille à réchauffer : le plat peut être sur la dernière étagère du frigo, derrière tout un tas de bordel, bizarrement, il n’a aucun mal à le repérer !

5/ Mais pour se faire pardonner tous ces petits défauts qui me font craquer, Mr Schapira sait être le plus romantique des maris !

Mr Schapira m’offre régulièrement de jolies fleurs, sans que ce soit pour une raison particulière (anniversaire, fête…) donc ça fait encore plus plaisir ! Et Mr Schapira ose braver les froids matins d’hiver pour me rapporter des chocolatines.

Et puis, parfois, quand il sait que je n’ai plus rien à lire, Mr Schapira revient à la maison en débauchant avec un nouveau roman… et ouais ! Il est comme ça mon mari !

6/ Mais je sais que tout ça est dans un but précis : m’amadouer pour mieux me « geekiser » ! Car Mr Schapira n’abandonne jamais !

J’ai un petit problème (enfin, petit… ça dépend des moments) : j’ai quelques préjugés ! Donc j’ai passé un an à critiquer, sans l’avoir vue, la série Firefly (Joss Whedon) avant de finalement accepter de regarder le pilot avec lui… On a regardé toute la saison en un week-end ! Je crois que c’est une des meilleures séries de sciences fictions que j’ai vues. C’est en tous cas une de mes préférées.

Encore plus fort : j’ai passé trois ans à critiquer, encore une fois sans l’avoir vue, la série Stargate (enfin, je sais y’en a plusieurs, mais il me parlait surtout sans arrêt de SG-1). Et quand je dis critiquer, je me moquais ouvertement, à chaque occasion (voire je me fabriquais parfois les occasions pour pouvoir critiquer un bon coup !)L’autre jour, après m’avoir fait un délicieux repas, Mr Schapira me regarde avec son petit sourire et me dit : « Je sais que tu voudras pas le regarder, mais est ce que je peux au moins enregistrer « Stargate », le film ? Ça passe ce soir, et j’aimerais pouvoir le regarder plus tard… ».

Je n’ai pas pu résister, j’ai dit que je voulais bien lui donner sa chance, j’ai regardé le film… et trois jours plus tard, je passais à la caisse de la Fnac avec sous le coude, l’intégrale de Stargate SG-1. Depuis, c’est notre programme télé du soir ! A l’heure où j’écris cet article, nous en sommes, il ne nous reste plus que deux épisodes de la saison 2 !

Je sais que son prochain défi c’est Battlestar Galactica, mais je ne suis pas encore prête. Parmi ses autres succès : j’ai fini par accepter d’apprendre à coder en VBA et depuis j’essaye de mettre des macros dans tous mes fichiers Excel, je trouve notre petit grille-pain (alias le NAS) très très utile, et je teste toutes les bêtas qu’il récupère à droite à gauche (notamment Seven, et actuellement, Office 2010)…

7/ Mais en plus d’être persévérant, Mr Schapira finit toujours par trouver le moyen de me faire comprendre même les théories et les technologies les plus compliquées.

Mr Schapira est « indeed » un grand pédagogue (j’espère que dans quelques années, il enseignera un peu dans une Ecole d’ingé). Ainsi, Mr Schapira m’a expliqué ce qu’était un système d’information à l’aide… d’une recette de cuisine (et Dieu sait à quel point je pestais contre mon prof de SI et que je disais que par principe, je refusais de comprendre ce que c’était et à quoi ça servait…) !

Les explications de Mr Schapira sont toujours extrêmement imagées et toujours à la portée de celui à qui il veut l’expliquer… Du coup, si on ne comprend pas, ce n’est qu’un problème de mauvaise foi surdimensionnée (et croyez-moi, la mauvaise foi, je connais et je sais m’en servir !).

J’ai donc également comprit l’effet Doppler (et finalement, pratiquement toutes les théories évoquées dans The Big Bang Theory).

Je vous invite à aller voir l’article jumelé de mon mari, 8 choses que vous ne savez pas sur Mme Schapira !

Mon grand rêve de petite Française…

16 novembre 2009

Je réponds ce soir à une chaîne proposée par mon cher mari.

Alors je livre ici, après pas mal d’hésitation, mon rêve à moi, petite Française (1m55 quand-même !!), en toute humilité et consciente que je ne dois pas représenter la majorité de mes compatriotes…

Aussi loin que je me souvienne, mon rêve a toujours été le même… je ne l’ai pas perdu, mais j’ai dû m’adapter. M’adapter à l’évolution des mœurs, aux espoirs de mes parents, aux ambitions de mes profs, au regard des autres… Je ne l’ai pas perdu, je l’ai juste rangé dans un petit coin de ma tête et de mon cœur, et je le regarde parfois, comme on relit un bon roman, comme on regarde un joli film.

J’aimerais commencer par là : je suis une femme. Oui, bien sûr, certes, mais encore ? Eh bien, je suis une femme, je veux être traitée comme une femme. Je ne veux pas être l’égale de l’homme, je veux rester  fragile, comblée, couvée… différente. Je regrette que la galanterie ait disparu. Je ne considère pas comme du machisme un homme qui tient la porte à une femme, qui lui tire sa chaise… Je trouve cela flatteur. Bien sûr, je suis capable d’ouvrir une porte toute seule, remettre mon manteau ou tirer ma chaise sans l’aide de personne, mais c’est le geste qui me plaît. Je ne me sens pas inférieure, je me sens princesse. J’aime voir la fierté sur le visage de mon mari quand la maison est propre et quand je cuisine pour lui.

Une partie de mon rêve s’est déjà réalisée : j’ai trouvé un homme galant, qui accepte sans combat le reste de mon rêve et le comprend, même.

Pour le reste, je rêve d’une France qui reconnaisse les différences. Je comprends le besoin d’égalité de certaines femmes, je l’accepte, ce n’est juste pas ce que je souhaite pour moi. J’accepte d’être moins payée au travail, pour continuer à être payée lors de mes congés maternité. Je rêve d’une France (d’employeurs surtout) qui me permette de travailler à mi-temps pour m’occuper de ma famille. Je rêve d’une France qui comprenne que ma plus grande réalisation, ma plus grande fierté ne sera jamais ma carrière mais le bonheur de mon mari et de mes enfants.

Je rêve d’une France qui encourage les entreprises à mettre en commun des ressources telles que des crèches, pour toutes les femmes qui travaillent et qui ont tant de mal à trouver une structure fiable pour s’occuper des enfants la journée. Je rêve d’une France (des Français cette fois-ci) qui reconnaisse à toutes les formations la même importance, et qui ne considère pas les formations techniques comme des classes pour ceux qui échouent dans les formations générale. On manque de nourrices, d’aides soignantes, de métiers techniques. Sans retourner aux fiacres et aux toges sombres, je rêve d’une France qui apprenne mieux. D’une France où nos enfants sauraient vraiment lire et écrire en sortant de l’école. Je rêve de voir revenir à l’école quelques leçons de choses par exemple. Je rêve d’une France qui fasse rêver et espérer, laisser croire que tout est possible, pourvu qu’on s’en donne les moyens.

Ma vie rêvée ? Travailler à mi-temps, pour m’occuper de mes enfants et de leurs devoirs, comme l’ont fait mes parents, pour que ma maison soit propre et le repas chaud quand mon mari rentre du travail. Ca a l’air un peu arriéré comme ça, je le sais bien, c’est ce qui me faisait hésiter à écrire tout ça. Mais c’est mon rêve… Et qui sait ? Un jour peut-être…

Windows 7 : c’était mon idée !

24 octobre 2009

Enfin, bon peut-être pas mon idée, mais en tous cas, il me va bien, non ? Visez plutôt :

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Bon tout ça pour parler du lancement de Windows 7 et de la soirée de lancement au Windows Café, à Paris mercredi dernier.

On y a rencontré du beau monde, et surtout on a pu découvrir la campagne de pub pour Windows 7 et découvrir les nouveautés du système avec des Microsftees. Je ne m’attarderai pas sur la soirée, mais je tiens à féliciter Heaven, pour son organisation : c’était vraiment chouette !

Moi j’ai plutôt envie de parler de Windows 7. J’ai la chance d’avoir un mari intéressé par les nouvelles technologies, et qui suit les avancées de MS. Ce que j’aime aussi chez lui, c’est qu’il laisse une chance à tout. Donc, il teste. Ce qui fait qu’on a testé régulièrement des bêtas (bon, je vous arrête tout de suite, c’est pas le monde de Candy, et parfois j’ai quelques surprises, parce que contrairement à lui, je ne suis pas très aimée des nouvelles technologies, et je m’énerve souvent parce que ça refuse de marcher avec moi !).

Bref, et donc, malgré les petits soucis de Vista (notez que moi je ne les ai pas vraiment vus, parce que Bibou a un très bon PC, et du coup, le système a toujours bien tourné pour nous, ou alors je me suis pas rendue compte), il a installé la bêta de 7. Ca aussi, c’est les surprises de mon Bibou : un matin je me réveille, et bizarrement, le bureau n’a plus tout-à-fait la même tête ! Un petit poisson flotte sur l’écran, et tout a l’air un peu différent, tout en étant un peu pareil (oui, bon, moi je suis pas dans l’informatique, et question graphisme, 7 est quand-même vachement proche de Vista). Au bout d’un moment, Bibou comprend à mon regard perplexe que j’ai manqué un petit train, et il m’indique d’une voix nonchalante, comme s’il parlait du temps qu’il fait dehors (pourri, puisqu’on est à Paris) « ah oui au fait, je t’ai pas dit, mais cette nuit, j’ai installé la version Bêta de Windows 7″… bon ok, à l’époque, je savais même pas que MS avait sorti un nouvel OS.

Bref, en tous cas, tout ça pour dire que j’aime beaucoup 7, son utilisation est simple et plutôt ergonomique, pour moi, béotienne de l’informatique. En plus j’aime le design (très important pour moi !), et je suis super contente parce que mon super chouette mari a réussi à retrouver le fond d’écran du petit poisson (qui je l’ai donc appris s’appelle un poisson « Betta », et que c’est pour ça qu’il était dispo sur la version Bêta et pas sur la finale) ! Oui, mon mari, je l’ai à l’usure et après lui avoir répété 20 fois que oui, la version finale était très bien (perso, j’ai pas vu la différence, je prends le PC pour faire du Office ou internet !), mais c’est trop nul parce que y’avait plus le petit poisson, et que c’est vraiment méchant de montrer un joli fond d’écran en bêta et qu’on le supprime sur la finale et que franchement, si c’est ça, je préfère repasser à la bêta, et que … (je peux continuer comme ça pendant quelques heures, donc imaginez ça et multipliez par 20 !)…

Comme je vous l’ai dit, je suis pas la meilleure pour parler des qualités techniques du produit, mais en tous cas, j’adore le design.

En revanche, petit bémol : la campagne de pub française ! Ils ont voulu faire ça avec de vrais gens mais c’est tellement mal fait qu’on a l’impression que c’est des acteurs qui font exprès de jouer mal pour faire comme si c’était naturel (un peu comme la performance des « acteurs » de « Plus belle la vie »), et le résultat est franchement mauvais et c’est dommage quand le produit est bien…

Quant au produit : allez-y, testez-le !

« Moi je suis PC, et Windows 7 c’était pas mon idée, mais j’adore » !

Pour ceux qui ont aimé le petit poisson comme moi, vous pouvez le télécharger ci-dessous !

Betta Fish

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