Avatar : un nouveau genre du cinéma…

Avatar

Depuis que je suis sortie du cinéma hier, j’avais envie d’écrire un artcile pour partager avevc vous l’expérience que je venais de vivre… Mais je ne savais pas comment ou par quoi commencer. Et puis, ce matin, je lisais un article dans le métro sur le film, et j’ai trouvé que ce serait un bon début, ça résumait parfaitement ce que j’avais envie de dire (au passage, j’étais tellement concentrée sur cet article que j’en ai perdu un gant pendant mon changement !).

Je reprends donc ici un article de Caroline Vié dans le 20Minutes du mardi 15 décembre 2009, p.22 : « James Cameron fait sa révolution numérique » (le texte de l’article internet est un peu différent de l’article papier) : « Il y aura un avant et un après Avatar. Jamais le spectateur n’avait ressenti une telle impression d’immersion dans les profondeurs de l’écran. Au-delà de son histoire captivante, cette fresque de science-fiction offre près de trois heures d’image et de sons à couper le souffle ».

Bon j’ai dû réduire la citation à 3 phrases, « question de droits » me dit Bibou, mais j’ai beaucoup aimé l’article parce que j’y ai reconnu ce que j’ai ressenti. Alors je vais plutôt essayer d’être un peu personnelle et partager mes émotions : attention, l’article est long, mais je vais tenter de faire comme ce bon vieux James et le rendre captivant jusqu’au dernier point !

 Bon, déjà, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis d’un naturel « CC » ! Traduction : j’ai un esprit de contradiction qui fait souvent de moi une tête à claque, et je m’étonne parfois que mon mari ait autant de réserve ! Bref, du coup, j’ai tendance à me braquer dès qu’il me parle beaucoup de quelque chose : Firefly, Stargate SG-1.. j’ai fini par plier et je suis fan maintenant (et je sais que je ne résisterai plus très longtemps à BSG), mais Dieu sait qu’il a dû persévérer.

Et donc, au ciné, on avait vu la bande-annonce d’Avatar, et ça me tentait vraiment moyen. Et puis, Bibou s’est mis à en parler tout le temps. La copine d’un de ses collègues lui a donné un livre sur Avatar, avec les photos des maquettes et les dessins de James Cameron, et puis les interviews, la description de la faune et la flore de Pandora… Du coup, il en a encore plus parlé (si c’était possible). Et puis, il s’est mis à compter les jours et enfin les heures ! Bref, autant vous dire que j’étais ABSOLUMENT contre aller le voir, tellement il me soulait avec son film !

Il est rentré de l’avant-première dans un état vraiment bizarre,  et surexcité comme jamais ! Il a essayé de me parler (encore) du film, mais voyant mon manque de réaction (je voulais finir mon Didier Van Cauweleart), il s’est finalement jeté sur le PC pour écrire un article rapide. Le lendemain, il en a publié un deuxième, beaucoup plus fourni, et la curiosité a fini par l’emporter sur moi. Je ne l’avais jamais vu dans cet état pour un film, alors je lui ai proposé d’aller le revoir le soir même : et lui qui, d’habitude, me jette des regards assassins quand je mets une chanson en boucle et refuse de revoir un film à moins de deux ans d’intervalle, me répond ravi que oui, on y va, il s’occupe d’acheter les places ! Cette réaction m’a confirmé la qualité du film : pour qu’il soit d’accord, même plus, enthousiaste, pour le revoir dès le lendemain, c’est qu’il devait être vraiment bon !

J’étais encore un peu sceptique en arrivant dans la salle… plus du tout à la troisième minute du film. Tout y est, pour tout le monde : les amoureux(ses) de romance aimeront la belle histoire d’amour, fort appréciablement « non niaise », et l’héroïne franchement caractérielle (je me suis bien identifiée à un des personnages dans le film, devinez lequel !). Les amoureux d’action apprécieront les batailles, les exosquelettes et les gros « guns » qui font du bruit (et pas que ça) ! Les amoureux de la nature et/ou fans de Miyazaki s’extasieront devant les décors sublimes, la nature omniprésente de la planète et la communion des Na’vi avec cette nature ! Les amoureux de science-fiction aimeront l’univers entièrement créé pour le film (faune, flore, mode de vie…) ! Enfin, les geeks prendront plaisir à observer les nouvelles technologies : écrans tactiles transparents, les « pods »… bon je m’y connais pas trop, mais enfin l’idée est là. Le tout harmonieusement dosé et réparti tout au long de ces 2h41.

Je suis un peu dithyrambique, et je m’en excuse, mais c’est sincèrement ce que je pense, je ne touche pas de commission sur les entrées !

Et c’est vrai que la 3D y fiat beaucoup aussi : comme disait la journaliste, on se sent vraiment immergé dans le film. La BO est également très bien choisie et accompagne parfaitement le film, ce qui est pour moi aussi important que les images. J’ai donc passé 160 minutes environ sur Pandora, au milieu de ses arbres fluorescents et de ses montagnes suspendues, de ses bêtes qui font peur au début, et auxquelles on finit, malgré soi, par s’attacher… et j’y étais bien.

Et attention, ça va paraître stupide pour tous ceux qui ne sont pas allés le voir : le premier sentiment que j’ai eu en sortant… c’était un gros coup de déprime ! Je sais que ça a l’air bête, parce que c’est ce que j’ai pensé quand j’ai vu Bibou revenir, en me disant qu’il voulait aller sur Pandora… je me suis dit « non mais franchement, c’est qu’un film, inutile de se mettre dans un état pareil ! » (j’ai beau jeu de parler cela dit vu l’état dans lequel je suis après quasiment tous les films que je vois !)… et pourtant !

Le générique de fin m’a balayée comme un claque, et j’ai dû finalement sortir du cinéma, et regarder le ciel vide, les bâtiments gris tout autour, l’absence d’arbre, de verdure, d’animaux, de nature quoi… et je me suis sentie terriblement déprimée. J’avais envie d’y retourner, encore un peu, encore quelques minutes, rester sur Pandora… C’est vrai que ça paraît long, 2h40… quand on y est pas ! Comme dirait Bibou : « à la fin, on en redemande ».

J’entendais hier matin sur Europe 1 une nana interrogée qui disait « c’est pour ce film que le cinéma a été inventé ». Sur le moment, je me suis dit « ouais enfin faudrait pas exagérer quand-même »… depuis hier soir, je comprends ce qu’elle a voulu dire, et je pense qu’en effet, on vient de voir… je dirais pas un nouvel âge du cinéma, parce que tous les films ne gagneraient pas à être en 3D (et je prendrai énormément de plaisir à aller voir un bon vieux dessin animé comme on en fait plus avec La Princesse et la grenouille en janvier), ni dans des décors pareils, mais en tous cas dans un nouveau genre de cinéma. Un genre qui me plaît déjà : moi qui aime ces univers superbes et féériques que je dois d’habitude imaginer seule dans mes livres, je viens de trouver un film qui m’offre ce rêve en son et image, qui m’a réellement « absorbée » et déconnnectée de ma vie, comme jamais un film auparavant, même les très bons.

Et certes, le téléchargement, saymal, mais là c’est plus que ça : petit message à tous ceux qui voudraient le télécharger pour se faire une idée et voir si ça vaut le coup de le voir au cinéma : allez directement le voir ! Prenez un risque pour cette fois ! Le rendu ne sera jamais pareil sur votre petit écran, en 2D, qu’au cinéma, en 3D. Oui, le cinéma ça coûte cher, et je suis la première à fulminer quand on m’indique le prix d’une séance, surtout 3D,  mais autant Up et Ice Age 3, je pense que la 3D n’était pas nécessaire, autant là, franchement, ça vaut le coup de payer. Alors allez-y, juste une fois, juste pour ne pas oublier ce que c’est d’être un enfant à Disneyland !

3 avis » pour “Avatar : un nouveau genre du cinéma…”

  1. Je ne l’ai vu qu’en 2D (mais au ciné , hein!) et c’est vrai que c’était chouette, mais je n’ai pas été « transbouleversée » non plus. J’ai été un peu déçue par la fin trop « américaine » à mon gout… J’ai en revanche adoré toute la partie de l’apprentissage… D’après ce que je lis là, pê que ça vaut la peine d’y retourner en 3D…

  2. Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi sur la fin, et plus généralement sur l’histoire tout court : les méchants capitalistes américains qui ne pensent qu’à l’argent et font mumuse avec leurs gros pistolets et se font au final botter le cul par les gentils écolos… là-dessus pas d’objection.

    Mais en effet, je te conseille d’aller le voir juste une fois en 3D pour les décors : quand ils se promènent dans la forêt, la 3D rend l’expérience assez intéressante, parce qu’avec les différents plans, tu as vraiment l’impression d’y être et de pouvoir toucher les plantes… et bon je trouve juste que ce serait dommage de passer à côté de l’expérience (sachant que y’a beaucoup de scènes quand-même dans le film qui montrent la nature, les décors…).

  3. mathis a dit:

    c trop bien avatar

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