Le poulet est bon pour la santé
Boris | 18 décembre 2007Je le disais il y a déjà quelques temps mais visiblement je suis de moins en moins seul à le penser. La preuve ? J’ai réussi à en faire consommer à ma mère (facile) et j’en ai vu encore plein dans les rayons les plus en vue de la gare (moins facile). Il parait même que certains cuistots l’ont sélectionné pour leur carte.
En tout cas maintenant qu’on peut le mettre dans sa poche, j’essaie d’en faire manger à tout le monde.
"A la croisée des mondes", les romans
Boris | 14 décembre 2007Avant de commencer, je tiens à vous prévenir : n’allez pas sur Wikipédia pour avoir des informations sur cette saga. L’article s’attarde énormément sur le côté polémique de l’œuvre et se permet de dévoiler certaines informations capitales… c’est maladroit.
Ce qu’il y a en revanche de très bien est à l’initiative de l’équipe de communication du film (en salles actuellement je crois) qui a distribué en guise de publicité les premiers chapitres de « La boussole d’or ». Faire découvrir le roman original est toujours le plus beau cadeau qu’on puisse faire quand il s’agit de présenter une adaptation cinéma.
Il est gentil mais bon, c’est quoi ce bouquin ?
À la croisée des mondes est une saga en trois tomes, écrite par Philip Pullman entre 1994 et 2001. Les titres français sont, comme d’habitude, complètement différents des titres anglais (et à mon sens cette nuance est incompréhensible).
Tout commence dans un monde alternatif au nôtre qui mélange une ambiance de XIX° siècle et de mysticisme. Lyra, une jeune fille intelligente et sauvage, est élevée par les Érudits du Jordan College d’Oxford. Toujours accompagnée de Pantalaimon, son daemon, elle s’initie au hasard d’une de ses bêtises, aux activités de son oncle Lord Asriel dans le Grand Nord, pays des ours en armure. S’en suivent de nombreuses rencontres extraordinaires avec des gitans, des sorcières et bien d’autres personnages que vous aurez, j’espère, l’occasion de découvrir. Vous en apprendrez plus sur les daemons ainsi que sur le phénomène mystérieux qui inquiète tant les scientifiques que les religieux : la Poussière.
On y trouve, et c’est une chose rare dans les romans de Fantasy, une importante mise en valeur de la femme, qu’elle soit sauveuse de l’humanité, sage tentatrice ou manipulatrice. Le roman est également teinté d’une forte critique des intégrismes qu’ils soient religieux ou scientifiques. Cela fait ressentir au lecteur un mélange de mysticisme (les concepts de l’âme, du fantôme, du retour à la Terre…) et de négation de l’existence d’une force toute-puissante (y compris masculine).
J’ai lu que le roman était souvent opposé au Monde de Narnia dans lequel la foi en Dieu prend au contraire le dessus sur la pensée individuelle et critique. Je pense que je lirais d’ici peu quelques-uns des romans pour me faire ma propre idée.
Et le film ?
J’espère que l’adaptation cinéma ne se laissera pas aller à la niaiserie car les romans sont loin d’être des modèles de littérature infantile. Au contraire, j’ai même trouvé des passages assez durs et je pense profondément que cela peut faire un excellent film… mais pas un conte de Noël pour les enfants comme pourrait le penser le public. Je pronostique donc un résultat mitigé en salles obscures… dommage.
En tout cas moi j’attends ma chérie et on court au Gaumont !
"Kiffe kiffe demain" de Faïza Guène
Boris | 1 novembre 2007
Je viens de finir de lire "Kiffe kiffe demain". Je l’ai vu l’autre jour à la presse du coin en cherchant AnimeLand (pourquoi est-il toujours si dur de trouver un magazine parlant de manga en France ? Les ventes explosent et pourtant il faut toujours aller fouiller derrière des Picsou pour trouver son bonheur…) et le titre m’a rappelé un reportage télé sur Faïza Guène, l’auteur. Il paraitrait que c’est un des livres français les plus lus à l’étranger. Il fallait donc que je le lise. L’envie de savoir ce qu’on pouvait lire de français dans les autres pays.
Le roman ne m’a pas laissé indifférent, mais ne m’a pas emballé. Il raconte une année (celle des 15 ans) dans la vie d’une jeune fille (Doria) des citées pleine de désillusions. Malgré l’humour (sarcastique) omniprésent, les situations sont souvent pleines de tristesse et de si petits espoirs qu’on ne les voit même pas. A côté de ça, le ton est très cynique envers toute population qui ne viendrait pas de la cité, qu’elle soit purement immigrée (bonjour la vision du bled) ou franco-normade. Comme si c’était forcément tout rose ailleurs et que ne pas naitre dans la citée impliquait obligatoirement d’avoir le cul bordé de nouilles et de s’appeler Ducon, Trouduc, Fatma ou Mohammed.
Donc voilà, je suis mitigé. D’un côté j’ai ressenti des choses en lisant ce livre et j’ai apprécié le ton dénonciateur. Mais de l’autre trop, c’est trop. Doria/Faïza m’a insupporté avec sa "Haine". Je n’aime pas les gens qui ont la "Haine". T’as la haine ? Et bien bosse plus à l’école pour t’en sortir. T’as la haine ? Rêve et essaie d’atteindre tes objectifs (non, gagner la voiture au BigDil n’est pas ce que j’appelle un objectif). T’as la haine ? Ecris des livres avec plus d’espoir pour ne pas entretenir la "Haine" des autres.
Une jolie phrase tout de même, que je garde précieusement pour me rappeler la chance que j’ai :
"Pour Maman réussir, c’est travailler dans un bureau où il y a une chaise qui tourne et qui roule, avec un téléphone et un chauffage pas loin du fauteil qui tourne et qui roule."
"Flic"
Boris | 20 octobre 2007Première chose à dire sur ce livre : achetez-le avant qu’il n’y en ait plus.
Ceci étant dit, je vais vous expliquer pourquoi vous allez l’acheter.
"Flic" est un receuil d’histoires vécues par une fliquette, du féminin péjoratif de flic, lui même assez peu agréable en général (le mot, pas le flic… du moins pas toujours). Elle nous raconte certains de ses souvenirs, du plus cru au plus touchant en passant par le difficilement acceptable et les réalités que parfois on ne veut pas (sa)voir.
"Flic" a un mérite qu’on ne peut pas lui enlever : il remet le lecteur à sa place et le renvoie à son humilité. Humilité face à la vie qui prend et qui donne aussi parfois, humilité face à ces représentants de l’ordre qui ne sont jamais que des hommes et des femmes comme les autres mais dont la vie n’est pas vraiment celle des autres.
Une fois qu’on a lu ce livre, la perception de la réalité qui nous entoure semble avoir changé parce qu’on se rend compte que dehors, certaines personnes ont dédié leurs efforts à notre sécurité.
Bien sûr, et Richard ne me contredira pas, les flics ne sont pas toujours des héros, et pas tous. Bénédicte le souligne aussi. Elle n’hésite pas à accuser la hiérarchie, les syndicats, la manipulation politique par le chiffre. Elle dévoile certaines libertés prises par les flics avec la loi pour la rendre plus humaine mais aussi certains abus qui seront couverts par le silence administratif et la réserve.
Bénédicte ne mesure pas ses mots, elle ne cherche pas la phrase de 18 lignes riche d’images et de paraboles. Elle préfère écrire comme elle pense : de manière structurée mais efficace. Avec des mots précis, qui sonnent juste, qui font mouche. C’est qu’elle a le goût de la phrase forte, la fliquette. En quelques mots à peine elle plante le décor et les personnages. Quelques mots de plus et nous voilà plongés dans l’action. Une page ou deux et on se prend à réfléchir mais c’est déjà trop tard, l’histoire est finie et nous voilà le souffle coupé.
Quelques secondes, quelques minutes, quelques heures pour réfléchir et nous voilà à nouveau tournant avec empathie les pages de la vie d’un flic…
"L’affaire Gidéon" de Russel Andrews
Boris | 10 octobre 2007Heureusement que ma Libellule est là pour me rappeller à l’ordre : cela fait plus d’une semaine que j’ai dévoré l’Affaire Gideon, et pas un article pour en parler. J’ai une excuse : je m’en remettais.









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