Soutenance de fin d’études #2 (fin)
Boris | 12 septembre 2007Je m’installe dans la pièce, commence à revoir les transparents que j’avais préparés. Avec du recul, tout ça me semble un peu vide et pompeux (« bullshit », comme diraient certains). Je trouve rapidement de quoi alimenter un commentaire construit et sûrement un peu plus riche, avec du recul, que ce que j’avais prévu de dire à l’origine.
J’accueille Jean-Marc, mon ex-manager chez Microsoft, puis le dirige vers la cafétéria en attendant l’heure du rendez-vous. Je retourne me préparer, fait une pause pour me rafraichir, retourne dans la salle et attend l’arrivée du jury au complet. Quelques loooongues minutes s’écoulent puis entrent tour-à-tour Jean-Marc et les autres membres du jury. La présentation peut commencer.
Comme à mon habitude, je suis (trop) sûr de moi. J’enchaine la présentation en essayant d’être à la fois synthétique et didactique pour ne pas perdre l’attention. J’évite les mots faciles mais fourche parfois sur des expressions quotidiennes, surtout quand mon discours s’égare et que j’essaie de me rattraper maladroitement. Mais je lis dans les yeux des personnes qui m’écoutent que cela ne se voit pas trop. Les têtes hochent, les stylos griffonnent. En bien ou en mal, je semble les intéresser.
Conclusion. Pris d’émotion, je lutte quelques secondes avec ma langue pour trouver une fin convenable qui n’arrivera jamais. Le jury entame la phase de questions et à ma grande surprise, il semble ne pas y en avoir beaucoup. J’essaie de fournir des explications, parfois avec de l’assurance et souvent avec de l’hésitation, mais Jean-Marc vient habilement à ma rescousse sur les questions dont il sent que je n’ai pas la réponse.
A la demande du jury, je sors de la salle. Durant les délibérations, je discute avec une camarade qui se trouve dans la même situation que moi, une salle plus loin. Je lui demande comment cela s’est passé pour elle. Sur le ton de la rigolade, elle me répond qu’ils doivent hésiter entre 16 et 17. Je répète machinalement sa dernière phrase, espère qu’il en sera de même pour moi. On me rappelle.
Le compte-rendu est bref. Ma prestation a plu, même si je parais trop sûr de moi. C’est un reproche qu’on m’a souvent fait et sur lequel j’ai du mal à évoluer. Avoir l’air sûr de moi me semble la meilleure manière de convaincre, du moins c’est celle qui me semble la plus naturelle, mais c’est aussi mon principal défaut, reproché au travail comme dans ma vie personnelle. Quoiqu’il en soit, les notes sont bonnes, très bonnes même. Je suis fier et surtout ravi d’en avoir fini.
Après avoir remercié le jury et réciproquement, je range le matériel et déjeune dans l’immonde self-service de l’Ecole.
L’épisode étudiant est fini, je repars pressé car du travail m’attend.







Bravo mon fils tu es arrivé à réaliser ton rève
bidule1610 | 14 septembre 2007 |Bravo mon fils tu es arrivé à réaliser ton rève de petit garçon “quand je serais grand je serais ingénieur” Je sais que tu en as beaucoup bavé mais je suis surtout admirative devant tout le courage que tu as eu durant ces 5 années.
Je suis très fière de toi mon pt’it bout.
(au fait pendant 3 ans tu m’avais dis qu’il était bon le self de l’esiee !)