Petit conte bleu
Libellule | 22 avril 2007Source: www.UnePetiteLibellule.com
Il était une fois, dans un très lointain royaume de Boulogne Billancourt, par un samedi après-midi ensolleillé, une petite pervenche qui survolait l’avenue Victor Hugo… un petit carnet à la main ! Amoureuse du travail bien fait, elle décide de verbaliser les voitures des méchants contrevenants, leur laissant un mot doux sur le pare-brise (quel romantisme !) commençant par ces tendres mots “Cas n°1″…
C’est ainsi qu’elle exprimait son dévouement pour la loi, à laquelle elle avait prêté serment ! Mais hélas, au printemps comme ailleurs, un serment n’est qu’un leurre, elle était folle de croire au bonheur et de vouloir être parfaite ! Ainsi, gênée par le reflet malencontreux du soleil sur le pare-brise d’une certaine Alméra grise (en plus ça rime !), elle ne vit pas le petit ticket d’horodateur posé sur le tableau de bord… elle nous laissa donc à nous aussi un petit mot doux, commençant par ces tendres mots “Cas n°1″ (ce qui correspond à “non payé”) !
Nous rappelons à notre chère amie pervenche que, dans ce cas, son travail est de verbaliser seulement les voitures qui n’ont PAS de petit ticket !
Flattés de cet honneur, mais ne pouvant malheureusement pas accéder à sa requête, nous nous mî mes en route vers le commissariat de police. Avisant un groupe de policiers au pas d’une porte, nous entrâmes donc dans le commissariat oà¹, après avoir conté notre mésaventure, l’on nous informa gentiment mais pas le moins du monde étonné, la démarche à suivre pour les réclamations.
Innocemment, je posai la question “Mais comment se fait-ce que de telles situations se puissent produire ?”. L’aimable femme de loi me répondit alors “Alors, pour les contraventions, c’est en face en fait, à la police municipale, c’est pas nous donc je peux pas vous répondre” ! Etais-je donc si naà¯ve d’attendre de sa part un soupçon d’indignation ou un petit mot d’excuse ???
(Qu'est-ce qu'un RSS ?)


(Aucun vote enregistré)






