Hier, 16h20, séance en V.O., avec mon beau-frère qui n’est ni un lecteur de comics, ni un fan de films de super-héros et pas forcément enchanté que le film ne soit pas en français.
Deux heures plus tard, nous sortions ravis et déchainés : Kick-Ass nous avait collé la patate.
Un Pitch de looser
Kick-Ass, c’est l’histoire d’un gosse « pas tout seul dans sa tête », nourri de Comics et autres geekeries, qui décide du jour au lendemain de se commander une combinaison de plongée verte Spontex pour se balader dans les rues la poutre moulée (il n’y a pas de honte, j’ai plein de copains cyclistes qui font ça tous les dimanches). Le problème, c’est qu’il n’est pas riche, n’a aucun gadgets et encore moins de pouvoirs particuliers. Pas la peine de préciser qu’il n’arrive pas non plus à choper au lycée, et qu’il se réfugie dans des fantasmes compromettant sa prof d’anglais. Bref, c’est un gentil naze. Alors évidement, quand sa route croise celle d’autres héros improvisés légèrement plus doués dont une gamine de onze ans diplômée d’un Master 2 en Boucherie, les choses ne se passent plus vraiment comme il l’avait prévu.

Une adaptation à l’aspartam
Le film est bien adapté du Comic si bien qu’à certains moments, on croirait voir les cases s’animer à l’écran avec des acteurs de chair et d’os. Certaines références ont sauté, d’autres ont été remplacées (ainsi Big Daddy – Nicolas Cage – ressemble à Batman ?!). L’ensemble est néanmoins très épuré et a sans doute été normalisé pour convenir à une salle obscure, avec quelques références ajoutées comme cette tournure de milieu de film qui fleure bon la comédie pour ados. Dommage car les références aux X-Men ou à Buffy faisaient une bonne partie du charme du Comic. Heureusement, le film se rattrape dans les scènes d’action. Moins sanguinolentes que dans le matériau d’origine, elles conservent surtout ce second degré phénoménal qui provoque l’hilarité à la moindre galipette d’un gus en collant.
Une B.O. patatesque
Dernier point à signaler : le film tient énormément sur sa bande originale. Balançant à foison des thèmes énergiques (dont un thème principal signé Prodigy) et des hommages au cinéma de genre, la BO de Kick-Ass me fait énormément penser aux OST signées Tarantino. On y retrouve la diversité, le second degré et l’énergie qui porte l’ensemble du film (à condition de passer le thème de fin signé MIKA, très correct mais complètement dissonant avec le reste).

Faut pas pousser le mème dans les orties
J’ai passé un excellent moment et je vous invite à faire de même mais cela ne suffira pas à faire de Kick-Ass une référence Geek. Tibo a très bien expliqué pourquoi, donc je vous invite à le lire. J’ajouterai qu’il est vraiment regrettable que les nombreuses références aient disparu et que l’ado ne soit finalement pas si bizarre (alors que dans le Comic, il est à mourir de rire). Mais ça reste un super divertissement qui donnera peut-être envie à certains d’investir.
Ma note : 8/10 Voir la fiche Allociné…
Kick-Ass – Teaser / Trailer [VO - HD]
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