Libellule étant une inconditionnelle des romans de Stephenie Meyer et des abdos de Taylor Lautner, je l’ai accompagnée voir ce troisième opus de Twilight. Pour éviter la folie du précédent Twilight au cinéma (jeunes filles hurlantes et soupirs d’émoi), nous avons pris une séance tardive et en V.O. Malgré cela, la salle était pleine… à raison.
Ma note : 8/10 Voir la fiche Allociné
De l’action et moins de blabla
Mon appréciation des épisodes de la saga est grandissante. Si Twilight amenait les bases d’une intrigue intéressante, son traitement, principalement dû à la vision bovine de sa narratrice Bella, était insupportablement niais. New Moon apportait du sang neuf malgré une phase de repli foetal de son héroine à mourir d’ennui. L’introduction de la meute de loups-garous et la transformation de Jacob en égérie Lagerfeld bodybuildée y étant pour beaucoup (il faut dire qu’en matière de bogossitude, il est autrement plus crédible qu’un Edward blanchâtre gaulé comme une crevette).
Cet opus suit la logique des deux premiers en réduisant (sans les anéantir, malheureusement) les discussions insipides pour céder la place à davantage d’action et de rebondissements. Quelques libertés ont été prises avec le roman, comme celle de ne pas conter l’ensemble du récit tel que le vit Bella. De nombreuses scènes, comme celle de la « confrontation finale », sont ainsi représentées à l’écran alors qu’elles n’étaient qu’expliquées lors de dialogues dans la version papier, ce qui apporte autant d’occasions d’utiliser des effets spéciaux et des plans rapides entre deux scènes d’amour platonique mettant en scène Bella, son futur mari et puceau Edward (oui, après 100 ans d’abstinence, on peut dire puceau) et le très hot Jacob (qui peine visiblement à trouver des tee-shirts à sa taille).
Une image renouvelée
Mais ce qui m’a réellement plu dans ce nouvel opus, c’est le traitement de l’image. Pour une raison qui m’échappe, l’image de Twilight et New Moon était traitée de manière à être blanchie tout en réduisant le contraste. Le résultat était relativement insipide, avec des personnages tous blancs aux yeux foncés. Ce nouvel opus conserve une image aux contrastes atténués mais cela n’a rien à voir avec les films précédents. On découvre ainsi la véritable teinte de la peau des acteurs, la couleurs de leurs yeux… ça n’a l’air de rien, mais le film y gagne en vie !
J’ai trouvé le reste de la réalisation assez bien mené, ce qui est surprenant pour un réalisateur (David Slade) complètement inconnu au bataillon. Tout en respectant le travail de ses prédécesseurs, il apporte son savoir-faire (principalement des films d’horreur) pour insuffler un (tout petit) peu d’adrénaline au spectateur, ce qui n’est pas un luxe dans une histoire centrée autour de la procrastination de son héroïne.
Conclusion
Eclipse est un plutôt bon film, relativement équilibré entre l’action et l’intrigue. Il n’en reste pas moins un « Twilight » avec son lot de situations à faire pleurer les minettes mais il est franchement regardable et je dirais même que j’ai pris un peu de plaisir en écoutant les répliques de Jacob à Edward (le « I am hotter than you » restant ma favorite).
Malheureusement, cela ne saurait durer. Connaissant toute l’histoire par le biais de Libellule, je sais d’avance que Breaking Dawn ne contient pas le quart de l’action d’Eclipse et que la fin de la saga risque bien de retomber dans les travers mollasons de son début. Bref, si vous hésitez à accompagner votre moitié, n’hésitez plus : mieux vaut celui-là que le prochain.
15 juillet 2010 à 23 h 36 min
C’est toi le Boris qui a écrit un commentaire sur Odieux Connard?
16 juillet 2010 à 11 h 23 min
Absolument pas.
20 juillet 2010 à 17 h 29 min
Pour parfaitement comprendre la partie de baseball dans TWILIGHT (2008)
http://ysengrimus.wordpress.com/2010/07/15/la-partie-de-baseball-du-film-twilight-glose-et-description-detaillee-pour-les-%C2%ABnuls%C2%BB/
et, en prime, au niveau de la discussion, pourquoi je suis tout à fait favorable à la Saga TWILIGHT…
http://ysengrimus.wordpress.com/