XBRL pour l’échange de données finan­cières

Dans la caté­go­rie « Ces articles un peu longs et pas forcé­ment super sexy qu’on aime­rait pouvoir lire en entier mais dont la présen­ta­tion donne déjà envie de bailler », je vous propose aujourd’­hui une intro­duc­tion au XBRL, langage dont vous avez sûre­ment déjà entendu / vous enten­drez parler durant les prochaines années dans la sphère infor­ma­tico-finan­ciè­re…

Pour­suivre la lecture

Les Entre­tiens de l’AMF 2009

Le 16 décembre dernier avaient lieu les Entre­tiens de l’AMF 2009 (voir CP). Dans la plus grande discré­tion, ce sont deux sujets très impor­tants qui ont été discu­tés : la réforme la régu­la­tion finan­cière en Europe et le bilan sur la direc­tive MIF qui impose de nouvelles règles visant à faci­li­ter l’eu­ro­péa­ni­sa­tion des services offerts par les PSI et une meilleure compa­ti­bi­lité avec les évolu­tions récentes des Marchés, dont la multi­pli­ca­tion de lieux d’exé­cu­tion.

Pour­suivre la lecture

Collec­ti­vi­tés et contrôle des inves­tis­se­ments

Les collec­ti­vi­tés sont parti­cu­liè­re­ment friandes d’ac­tifs dange­reux, c’est un fait que je tiens pour acquis après plusieurs mois à obser­ver les marchés, y compris de l’in­té­rieur. Pourquoi ? Parce que communes, dépar­te­ments et régions disposent de moins en moins de capi­taux et donc les inves­tissent là où ça rapporte le plus : actions et produits struc­tu­rés (produits d’in­fla­tion, les swaps de taux, subprimes).

Evidem­ment, cela présente un risque énorme, surtout si on achète des produits « toxiques » aux effets de levier diffi­ci­le­ment mesu­rables. Aujourd’­hui, j’ai entendu un respon­sable dire qu’il n’avait pas compris, qu’il n’avait pas vu les petites lignes dans le contrat. De qui se moque-t-on ?

Soyons clairs : beau­coup de collec­ti­vi­tés savaient très bien ce qu’elles faisaient en ache­tant ces actifs et certaines d’entre elles conti­nuaient à en ache­ter pendant l’ex­plo­sion de la crise. Pourquoi ? Parce que les respon­sables de ces collec­ti­vi­tés savaient très bien qu’en cas de coup dur, ils pour­raient s’en prendre aux banques et, si néces­saire, à l’Etat pour qu’il oblige celles-ci à prendre à leur charge une partie des pertes.

Certaines banques avaient senti le coup foireux de loin. Dexia propose des solu­tions dès aujourd’­hui aux collec­ti­vi­tés. J’es­père que cela ne fera pas oublier l’in­com­pé­tence des élus ayant investi dans des actifs complexes pour faire bais­ser leur dette à court terme.

Puisque l’As­sem­blée aborde la ques­tion de la réforme des collec­ti­vi­tés terri­to­riales, jespère que seront étudiées leur auto­no­mie finan­cière et la respon­sa­bi­lité de leurs élus.

Présen­ta­tion EISTI – Merci

Un billet rapide pour remer­cier les quelques étudiants des EISTI de Cergy et Pau venus assis­ter à ma rapide présen­ta­tion du métier de Déve­lop­peur Commando en salle de marché (et plus géné­ra­le­ment, du métier de Consul­tant tel qu’ils pour­ront le pratiquer au début de leur carrière) alors qu’ils avaient, pour la plupart, un examen l’heure d’après. J’es­père vous avoir appor­ter suffi­se­ment d’in­for­ma­tions et ne pas vous avoir fait trop peur.

L’or­ga­ni­sa­tion ayant laissé peu de place au ques­tions et réponses, il est possible que certains d’entre vous soient toujours en recherche d’in­for­ma­tions. N’hé­si­tez pas à me contac­ter (en commen­taire ou par mail), je vous répon­drais avec plai­sir. Et puis, si vous avez des critiques et des sugges­tions d’amé­lio­ra­tions concer­nant cette présen­ta­tion, n’hé­si­tez pas. Rien n’est jamais parfait !

Werner, Thibaud, j’ai remboursé ma dette envers l’Ecole qui vous a formé avec plai­sir.

Budget 2010 et lita­nie sur la Dette Publique

François Fillon vient de présen­ter le budget 2010 et, comme on s’y atten­dait, l’éva­lua­tion de la Dette Publique laisse songueur. Atten­dez-vous donc à la stupide rengaine habi­tuelle sur la Dette :

  • La Dette Publique, c’est nos enfants qui devront la payer
  • La Dette Publique, c’est mal
  • Chaque nouveau français nait avec plusieurs millieurs d’eu­ros à rembour­ser

Je ne dirais jamais à quel point ces idées préconçues sont fausses. La Dette Publique n’a rien à voir avec votre petit emprunt à la banque. La Dette Publique ne se mesure qu’au regard des inves­tis­se­ments qu’elle permet de réali­ser (et là, il y aurait éven­tuel­le­ment à redire). La Dette Publique ne repré­sente qu’une infime partie de ce que nos enfants vont héri­ter (écono­mie, niveau de vie, système de santé, éduca­tion…). La Dette Publique ne s’éva­lue pas à l’échelle de l’in­di­vidu.

Bref, j’avais déjà fait un article « Ques­tions & Réponses » sur le sujet et je vous y renvoie.

L’épi­dé­mie conti­nue

J’avais déjà parlé de l’épidé­mie, pronos­tiquant une aggra­va­tion de la situa­tion suite à la multi­pli­ca­tion des compor­te­ments à risques.

C’est aujourd’­hui un fait reconnu par l’au­to­rité compé­tente, qui vient de livrer un rapport d’ana­lyse affi­chant ce chiffre inquié­tant : 748 000 foyers infec­tieux ont été hospi­ta­li­sés ces cinq dernières années en France. En augmen­ta­tion de 16% par rapport au premier trimestre 2009, le nombre de cas a atteint un pic en mars avec 21 747 cas décla­rés.

Cette dernière année, plus d’un cas sur quatre a été hospi­ta­lisé en phase termi­nale, là où les trai­te­ments sont les plus destruc­teurs. Aucun malade n’est décédé, mais les trau­ma­tismes person­nels sont impor­tants.

L’opi­nion publique pense à tort que les patients qui ont contracté la mala­die ont multi­plié les compor­te­ments faci­le­ment iden­ti­fiables comme dange­reux. En réalité, c’est la multi­pli­ca­tion des petites infrac­tions à l’hy­giène qui a causé l’in­fec­tion. 85% des dossiers sont d’ailleurs liés à la présence d’un même agent patho­gène.

G20 et régu­la­tion

Lors du G20, qui démar­rera d’ici quelques minutes, les chefs d’Etat des plus grand puis­sants pays du monde devraient abor­der l’épi­neux problèmes de la régu­la­tion de la Finance inter­na­tio­nale. A cette occa­sion, je vous invite à lire (ou à relire) mes trois résu­més des Entre­tiens de l’AMF 2008 dont les conclu­sions pour­ront servir lors des réflexions de ces prochains jours.

  1. Régu­la­tion de la gestion d’ac­tifs face aux défis euro­péens et inter­na­tio­naux.
  2. Régu­la­tion pour les produits trai­tés de gré à gré ?
  3. Trans­pa­rence et opéra­tions finan­cières : le suivi du contrôle dans les socié­tés cotées.