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Life is too short to be small

Avatar – Critique

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Mise-à-jour du 17/12/2009 : je suis retourné voir Avatar hier avec ma Libellule, très sceptique mais qui en avait un peu marre que je lui en parle tout le temps. Elle témoigne sur son blog.
Après ma réaction à chaud d’hier, je souhaitais vous parler plus en détails du film…

Pitch (10 premières minutes du film) : Jake Sully n’est plus grand chose. Soldat devenu paraplégique, il n’a plus vraiment d’avenir dans l’armée. Appelé à remplacer son frère jumeau dans une mission scientifique sponsorisée par une compagnie privée, il saisit sa chance et s’embarque pour la planete Pandora. Là-bas, il se voit confier la délicate mission de convaincre la population indigène d’abandonner son territoire. Seulement pas question de rencontrer les indigènes sous sa forme humaine. Jake devra prendre le « contrôle » d’un corps extra-terrestre (un Na’vi) : l’Avatar.

Narration : comme Titanic, le scénario est simple sans être simpliste. Rien n’est globalement surprenant car la cohérence du récit permet souvent de deviner la suite. Mais comme dans un conte, cela n’a pas d’importance car ce n’est pas le scénario qui fait le charme d’un film, mais la façon dont il se déroule sous les yeux du spectateur. En suivant Jake, le spectateur alterne d’un monde à l’autre mais aussi entre plusieurs registres savamment dosés : action, romance, aventure… On ne voit pas les 2h40 passer et je dirais même qu’à la fin, on en redemande.

Personnages : James Cameron a fait le choix délibéré de ne miser sur aucune tête d’affiche pour son film (on m’a souvent répondu « Et Sigourney Weaver ? », mais elle n’a qu’un rôle très secondaire, bien que touchant). La star du film est la planête, Pandora. On pourra regretter le manque de profondeur de certains personnages ou leur profond manichéisme mais ce qui est certain, c’est que le travail des studios WETA sur les expressions faciales des personnages animés est incroyables (WETA était déjà à l’origine de Gollum et de beaucoup d’autre faciès bien connus des amateurs de SF).

Environnement : Cameron est un dieu. Il a créé un monde étrange mais cohérent, improbable mais crédible et l’a « filmé » magnifiquement. En sortant du cinéma, on voudrait pouvoir se rendre sur Pandora. On voudrait en apprendre plus sur la faune et la flore, découvrir d’autres régions que celle présentée dans le film et mieux comprendre son écosystème… imaginaire.

Morale : Avatar fait la part belle aux neurosciences et à la mécanique (avec notamment le fameux exosquelette des mercenaires qui met au placard le Power-Loader d’Alien…) tout en restant bien ancré dans un discours écologique, anti-colonialiste et anti-capitaliste. On ne peut s’empêcher de noter les multiples références à des oeuvres classiques du manga comme Nausicaä ou Mononoke Hime de Miyazaki, sans jamais tomber dans la copie.

3D : Avatar vaut-il d’être vu en 3D pour 3 euros de plus que le prix standard de la place de cinéma ? Je le pense. J’ai payé ma place 13 euros (oui, une seule place) et je ne le regrette absolument pas. L’incrustation de la 3D dans ce film n’a rien à voir avec ce qu’on a pu voir avant dans Up ou Ice Age 3. Eblouissante au début (mon voision a répété en boucle « Oh mon Dieu » pendant les 10 premières minutes du film), la 3D prend néanmoins rapidement moins d’importance (comprendre : l’oeil y est moins sensible) au fur et à mesure qu’elle sert l’immersion du spectateur. Avatar est un excellent film, même sans la 3D.  Mais il serait dommage de passer à côté : elle justifie complètement un investissement supplémentaire.

Conclusion : Si vous n’êtes pas sensible à la Science-Fiction, que vous n’aimez pas les fresques épiques et que vous n’avez aucune fibre écologique, vous pouvez tout de même aller voir Avatar pour apprécier le travail de création de monde (je ne crois pas qu’il existe un mot pour ça, si ?) des équipes de James Cameron.

Note : 10/10.

Voir la fiche Allociné…

8 Commentaires

  1. Bonjour,

    je compte y aller avec mes enfants (6 et 8 ans) car à priori la sensation serait au rendez-vous. Ca se joue ou cela est-il pour un public plus agé ?

    Merci.

    • Bonjour David. Je pense que le film est accessible à tous les publics. Cependant à 6 et 8 ans, seront-ils assez endurants pour 2h40 de projection et des lunettes assez lourdes à porter sur le nez… ?

    • Avec un peu de recul, je me demande si ce n’est pas un peu jeune quand même. Non pas qu’il y ait grand chose de visuellement violent, mais il y a quand même des gens qui meurt et des créatures qui peuvent effrayer… Tout dépend à quel genre de programme vos enfants sont déjà habitués…

  2. Pingback : Revue de film: Avatar de James Cameron | Webd

  3. Meilleur feedback lu jusqu’à maintenant :) ou tout le texte parfait que j’aurais souhaité écrire.

  4. JE m’explique…

    Tout d’abord, pour mon premier film en 3D je m’attendais à un film qui se serve plus de ce « plus ». La langue du personnage que l’on voit lors du test des lunettes est la séquence qui exploite au mieux la 3d… J’ai eu l’impression que l’écran n’était pas grand pour exploiter la 3d, en clair ça manque de profondeur…. un comble…

    Pour le scénario : vous mettez des indiens « écolos »… et c’est pareil…

    Ca me fait penser à ce qui a dû arriver lors du cinéma en couleur…. les premiers films étaient moyens et misaient tous sur leur nouvelle technologie..

    Alors oui je le dit : JE SUIS TRÈS DÉÇU….

    • Je comprends parfaitement votre déception mais je note tout de même que vous comparez Avatar aux premiers films couleurs…
      Je crois que cela est très représentatif de ce qu’on peut entendre ici et là : qu’ils apprécient ou non, la plupart des spectateurs reconnaissent qu’ils sont devant quelque chose d’inédit, de révolutionnaire. Même si le scénario est convenu, cela ne vaut-il pas tout de même le prix d’une place ?

  5. Je comprends votre enthousiasme.
    Après m’être précipité dans les salles pour le voir ( et je n’y vais que 3 ou 4 fois par an ) je suis complètement en phase avec la (double) critique de Télérama.
    Ce film est magnifique … si on ne se focalise pas trop sur le scénario.
    Ca reste un film « grand public »

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