Petite pensée pour la partie de ma famille qui vit en Martinique et pour ma soeur qui a eu la chance d’avoir un gâteau pour son anniversaire (ni rigolez pas, ça n’est vraiment pas facile en ce moment là-bas).
Il faut croire que les antillais, que dis-je, les gens qui vivent aux Antilles, sont moins français que les Français de Métropole. Je ne vois que ça.
100 salariés manifesteraient 15 jours dans le Gers que Sarkozy y serait déjà. Plus de 200 000 actifs vivent depuis 5 semaines une grève sans précédent : il envoie des CRS et demande à un comité Théodule d’enterrer l’affaire.
Il aurait fallu envoyer à notre Président une facture de supermarché. Qu’il comprenne que le kilo de tomate était en décembre dernier à 7 euros et que pour manger un yaourt, ça coûte presque moins cher d’importer la vache. On nous dit qu’un quart de la population est fonctionnaire et gagne 40% de plus qu’en métropole. Mais alors ils doivent avoir un salaire moyen super élevé, non ?
Et bien en fait : non. Le salaire net moyen en 2006 en Martinique, c’était 21 198 euros, contre 23 306 pour la Métropole. Et la différence en encore plus grave pour un ouvrier, payé 16 000 euros en moyenne en Martinique, contre 17 083 euros pour son équivalent en Métropole (chiffres INSEE).
Je me demande comment notre Président peut encore faire l’économie d’un déplacement sur place. Peut-être qu’il a peur ? Après tout, la Martinique, il connait assez peu. Si je me souviens bien, il y est allé en avril dernier pour l’enterrement d’Aimé Césaire… qui lui avait offert son « Discours sur le colonialisme » de 1950 lors de sa précédente visite en mars 2006. C’est sûr, ça refroidit.
Alors Nicolas, même pas cap’ ?
24 février 2009 à 16 h 40 min
Mon cher Boris,
Je suis helas au regret d’être en désaccord avec toi car tu oublies de mentionner notamment que le taux de TVA est different (parfois inexistant), que ces deux iles beneficient d’aides financieres et FRANCAISES et EUROPEENNES ainsi que tous les avantages sociaux francais (Securité sociale,etc…).
OR aujourd’hui, la gronde monte soudainement (le probleme que tu exposes ne date pas d’hier) et le pretexte de la crise surgit ainsi pour evoquer certaines difficultés. Je suis d’accord sur certaines revendications mais concernant la Guadeloupe notamment, je suis helas assez surpris de voir des locaux faire la greve alors qu’ils refusent pour l’essentiel de parler francais et rejetent massivement l’idealogie francaise.
Alors comme certainement un gros paquet de ploucs, je suis tenté de dire : donnons leur leur indépendance et voyons comme ils gèrent puisqu ‘ils ne sont pas contents de la gestion actuelle.
24 février 2009 à 17 h 37 min
Je ne connais pas la situation en Guadeloupe, mais je connais celle en Martinique. La plupart des Antillais qui ne parlent pas français ne savent pas l’écrire. D’ailleurs, il ne savent pas écrire du tout. Les autres parlent français et créole, suivant qu’on les énerve ou non, qu’on ait la gueule d’un touriste ou non.
Pour ce qui est des aides de l’Etat, je ne les remets pas en cause. Mais ne t’inquiète pas, l’Etat y trouve son compte. Il bénéficie à la fois d’un avant-poste militaire et politique proche des Etats-Unis mais aussi d’une réserve touristique bien exploitée.
Il y a des leviers d’interventions que le Gouvernement se refuse à utiliser et c’est fort étrange car ils sont… libéraux. Et oui, la suppression des monopoles, par exemple. Que pensez de SARA (monopole de la distribution de carburant), de la compagnie générale maritime ou d’Air France (qui pratique le Paris-Miami + Miami-FdF moins cher que Paris-Fdf) ?
Mais je le répète, tout est différent là-bas. D’ailleurs, N. Sarkozy ne s’adresse pas à eux sur une chaine de télévision nationale mais sur une chaine spécifique aux Antilles. Si ce n’est pas une tentative de leur expliquer à quel point la métropole se fout des Antilles (d’autant plus qu’elle sait que, comme les Corses, les Antillais n’ont pas une économie qui se suffit à elle-même et donc qu’ils ne demanderont pas leur indépendance)…