Afin de célébrer dignement ma fin de mission ainsi que celle d’un collègue, nous avions réservé au Griffonier, 8, Rue des Saussaies, Paris 8e. Dans un établissement de prestige, cité par le Gault et Millau, mes cinq collègues et moi avons été surpris du service…
Bien installés autour d’une table à l’étage, on nous a apporté la carte où nous avons tous trouvé de quoi nous ravir les papilles. Au moment de commander, nous choississons d’accompagner nos viandes d’eau plate (nous travaillions tous après, il s’agissait de rester sobre) sauf l’un d’entre nous, qui demanda s’il était possible d’avoir un Coca. La serveuse répondit poliement que le restaurant ne servait pas cette boisson, et partit avec notre commande.
3 minutes plus tard, un homme que nous avons identifié comme le patron sans pour autant qu’il se présente, vint à notre table et commença à crier :
- Ici, on n’a pas de Coca, on boit du vin. Si vous ne buvez pas de vin, faut pas venir ici !
- On a commandé de l’eau, ça ira très bien…
- Non, ici on boit du vin avec les plats ! J’ai encore 40 personnes en bas qui attendent pour boire du vin, si vous voulez boire de l’eau, faut aller ailleurs !
- On a réservé et on n’a pas envie de boire du vin. On a le droit, non ?
L’homme, courroucé, s’éloigna sans excuses ni au revoir et hurla depuis l’autre bout du restaurant (devenu très silencieux suite à « l’altercation ») qu’il ne nous servirait pas. Nous nous sommes levés, et sommes partis (et pour la fin de la petite histoire, nous avons atteri dans une pizzeria sympathique et sans prétention où le patron - avec un coeur grand comme ça - nous déniché une petite table au chaud et servi 6 bonnes pizzas… et 6 Coca).
Que ce soit bien clair : en tant que bordelais dans l’âme et amateur de bon vin, je comprends parfaitement que l’on regrette, en tant que restaurateur et tenancier d’un « Bistrot à vins », que ses clients n’accompagnent pas une bonne viande avec une bonne bouteille. En revanche, je ne comprends pas qu’on impose la consommation d’alcool à ses clients (et il me semble que la loi ne voit pas ça d’un très bon oeil).
22 décembre 2009 à 19 h 04 min
Arg ! Quels cons !
22 décembre 2009 à 20 h 01 min
Qu’est-ce qui est marqué dans le Gault et Millau sur ce restaurant ?
22 décembre 2009 à 20 h 25 min
Aucune idée, mais si G&M s’inspire de Google, j’ai bonne idée de ce qu’ils diront l’année prochaine…
22 décembre 2009 à 22 h 45 min
Le lien pour la pizzeria est… bizarre… Je me demande si son refus de vous servir (pour ce motif qui n’en est pas un) ne ferait pas le bonheur d’un avocat en manque d’amusement…
23 décembre 2009 à 10 h 52 min
voilà un restaurateur qui va bientôt entendre parler d’identité numérique / ton post est déjà en deuxième page de recherche juste sur « Griffonier » / on le fait remonter un peu ?
23 décembre 2009 à 10 h 54 min
Deuxième sur ton Google parce que chez moi il est 7ème…
26 décembre 2009 à 21 h 59 min
Après, faut voir si c’est exceptionnel ou régulier comme comportement.
2 janvier 2010 à 15 h 51 min
Il avait peut être bu trop de vin justement^^ Restaurant dans lequel je n’irai pas, merci pour l’info^^
4 janvier 2010 à 14 h 14 min
c’est simplement hallucinant… Perso, j’aurais demandé à voir le gérant sur-le-champ.
13 février 2010 à 10 h 26 min
Qu’alliez vous faire dans un bistro à vin visiblement réputé pour la qualité de sa cave et de sa cusine pour boire de l’eau et du coca, pressés, peut-etre un peu stressés (Tout le monde allait travailler après) ? Le MacDo a deux pas, le Clément à 3 ou le Bistro Romain à cinq eurent mieux convenus…
« De omni re scibili, et quibusdam allis »
14 février 2010 à 12 h 26 min
Ça peu sembler complètement fou, mais nous allions déjeuner puisqu’au regard de la loi, le lieu est un restaurant et qu’au regard du peuple, il en est un très bon. Cependant, même si nous venions fêter un évènement, il était pour nous exclu de boire puisque nous devions travailler encore dans l’après-midi. Il me semblait avoir été assez clair dans mon article, mais je suis ravi de cette précision.
Ceci étant dit, je suis choqué que vous compariez ce restaurant à un fast-food ou une chaîne de restauration. La qualité attendue, comme les tarifs, ne sont absolument pas les mêmes et j’ajouterais une différence supplémentaire : il s’agit d’endroits où on n’a encore jamais refusé de me servir.
Je vous félicite pour le choix de votre citation qui s’adresse aussi bien à celui qui la lit qu’à celui qui l’écrit… « Adhuc sub judice lis est »