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Life is too short to be small

99 F – 2h de perdue

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J’ai lu le roman "14,99€" (oui, il avait déjà changé de nom à cette époque-là ) il y a environ 7 ans. J’étais au lycée, j’étais surpris par autant de dénonciation, de crachage volontaire à la face de la société de consommation. L’antihéros Oscar ne m’était pas familier, ni même sympathique. Mais le second degré que je percevais chez le narrateur me laissait voir un soupçon d’intelligence chez l’auteur et j’avais apprécié. Même si le roman pris mot-à-mot était gratuitement vulgaire.

Le problème de l’adaptation cinématographique est de retranscrire la sensation du lecteur en images et pas forcément toute la narration originale. Avaler la retranscription parfaite du livre en images imprime trop l’esprit pour qu’on ait le temps d’accéder à un second degré d’interprétation. S’enchainent alors les clichés trash parfaitement résumés par les deux premières minutes du film : masturbation, coke, vomi, mépris.

Et c’est comme ça pendant 2h. Deux heures d’images vulgaires mais hautement photogéniques, du Gondry dopé sur la longueur. Bref, c’est fatiguant, pas drôle, pas dérangeant non plus, même pas assez profond pour être dénonciateur de quoi que ce soit. Mais c’est un bon produit dérivé du livre : on y voit Beigbeder à chaque coin de caméra.

3 Commentaires

  1. Bon tout ça donne pas trop envie d’aller voir.
    Dommage pour Dujardin, J’attendrai le 2ème OSS 117.

    Quand j’ai lu le bouquin, il s’appelait 6,20€.

  2. Alors je n’ai pas lu le livre, mais j’ai plutôt bien aimé le film (et Chris aussi).

    Certes, c’est parfois confus, souvent décousu et ça s’enchaîne assez rapidement mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une perte de temps. D’ailleurs, je le reverrai avec plaisir. Jean Dujardin est fidèle à lui-même, que ce soit au niveau des mimiques, de la tuerie des répliques ou du jeu d’acteur. La photo est superbe (logique) mais parfois trop, ce qui décrédibilise le message de fond. Le personnage d’Oscar prend de la profondeur dès qu’on passe en deuxième lecture (ce qui n’est pas vraiment le cas des autres, mais vu le sujet du film, ça se tient).
    Les gags et autres bons mots s’enchaînent régulièrement et je trouve qu’on rit de bon coeur. Il y a d’ailleurs quelques moments où on rit tout seul, la salle n’ayant pas forcément saisi la référence.

    Bon, après, la comparaison avec le livre peut être douloureuse (c’est souvent le cas) et ça peut influencer l’opinion qu’on a du film, mais objectivement, je ne pense pas qu’il faille être aussi lapidaire.

  3. J’avoue avoir été perplexe en sortant de la salle de ciné, mais globalement ce film avait fait bonne impression… j’y étais allée pour voir Dujardin, et comme PJ j’ai été servie! Après, entre les passages trash, j’ai ri… mais le trash de ce film m’a quand même marquée ;)
    Je ne m’y attendais pas vaiment, n’ayant pas lu le livre. Mon copain l’avait lu, mais ne s’en souvenait plus d’ailleurs.

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